André Villeneuve

Le député André Villeneuve continue... d'attendre

Deux mois après avoir vu son nom éclaboussé en pleine commission Charbonneau, le député André Villeneuve n'a toujours pas la moindre explication sur un rapport de la Gendarmerie royale du Canada (GRC) associant le nom de la compagnie qu'il possédait au... crime organisé.
Fin de septembre: un dossier rendu public signalait sans autre précision qu'un véhicule de Plancher Mirage André Villeneuve avait été vu dans un stationnement, près du Café Consenza, quartier général montréalais du clan mafieux des Rizutto.
«Dévasté», l'élu du Parti québécois avait solennellement déclaré «n'avoir aucun lien avec la mafia». Incroyable, l'élu ne sait toujours pas quand - entre 2002 et 2006, selon la GRC -, la photo incriminante a été prise.
En entrevue, M. Villeneuve a indiqué «que je n'ai aucune nouvelle» d'une requête expédiée à la commission Charbonneau. «Chaque semaine, nous réitérons la demande» pour obtenir le rapport, la date de la photo et le numéro de la plaque d'immatriculation pour identifier le véhicule.
André Villeneuve s'est montré résigné. Il n'a pas voulu dire s'il ne sent pas victime d'un déni de justice, en raison des délais pour lui donner les informations nécessaires en vue de blanchir sa réputation. «Que voulez-vous que je fasse?»
Il se contente d'adresser un «reproche» à la commission, dont les travaux font relâche jusqu'à la mi-janvier. «Elle aurait dû s'assurer d'avoir toutes les informations» avant de divulguer son nom. «Elle est tributaire de la GRC», a-t-il déploré.