Les policiers se sont présentés au bar Chez Dagobert, sur la Grande Allée, vendredi matin.

Le Dagobert sous scellés pour 24 jours

La fermeture de 24 jours du bar Dagobert est désormais officielle. Les policiers de Québec ont scellé l'établissement jeudi matin, sous mandat de la Régie des alcools, des courses et des jeux (RACJ).
<p>Un des scellés posés par les policiers</p>
Les agents du Service de police de la Ville de Québec (SPVQ) ont apposé les scellés du ministère de la Sécurité publique sur les bars, les frigos et les autres installations de la discothèque de trois étages, sous les yeux du concierge de l'endroit qui s'affairait à démonter la terrasse en vue de la fermeture.
En vertu de cette suspension, plus personne ne pourra aller trinquer au Dagobert jusqu'au 18 août. L'établissement est puni par la RACJ en raison de nombreuses infractions d'ivresse, de bataille, de bruit et de désordre liées aux activités de la boîte de nuit.
La suspension concerne des événements survenus entre janvier 2011 et avril 2012. La RACJ a dénombré environ 120 cas durant cette période, pour lesquels le Dagobert a été «reconnu coupable de certaines infractions», a expliqué Pierre Poirier, porte-parole du SPVQ.
Plus tôt cette semaine, le Tribunal administratif a rejeté la demande du propriétaire du Dagobert, Gilles Laberge, de surseoir à la suspension de 24 jours. M. Laberge souhaitait conserver ses permis pour l'été, une période fortement achalandée.
Seconde suspension en 10 ans
Yann Latouche, directeur général du bar, a évalué à 300 000 $ les pertes de ventes pour l'entreprise, et s'est dit désolé de la mise à pied temporaire de ses 90 travailleurs.
Il s'agit de la seconde suspension du genre pour le Dagobert en 10 ans.
À la suite de l'annonce de la suspension en début d'été, Gilles Laberge, en plus de demander un sursis, a affirmé vouloir se soumettre à certaines exigences pour minimiser les activités illégales aux alentours de son établissement. «S'il applique les mesures qu'il soumet à la Régie des alcools lorsque des audiences ont été effectuées, il va quand même diminuer le risque que ça se reproduise», a indiqué le SPVQ.