Beck fait son entrée en première place du palmarès anglophone avec Morning Phase.

Le côté «relax» de Beck ***

Ceux qui suivent la carrière de Beck depuis son premier simple, MTV Makes Me Want to Smoke Crack, lancé en 1993, savent que notre scientologue préféré a plusieurs visages.
Sur son nouvel album, il nous présente le côté plus «relax» qu'il nous avait déjà montré en 2002 sur Sea Change. S'il s'est entouré des mêmes musiciens sur Morning Phase, son nouvel album est cependant beaucoup moins mélancolique que Sea Change, écrit en une semaine après sa rupture avec la designer Leigh Limon. Délaissant l'échantillonnage et réduisant l'utilisation des instruments électroniques au profit d'une instrumentation plus traditionnelle, Beck aligne 13 pièces, essentiellement des ballades et des airs folk où sa voix et ses paroles sont mises en valeur. L'ajout de banjo sur l'excellente Say Goodbye ou de mandoline sur Blue Moon les fait ressortir du lot. Comme toujours, Beck nous offre du bon matériel, mais on s'ennuie un peu des pièces plus rythmées comme Gamma Ray, Youthless et Orphans tirées de son précédent album, Modern Guilt, ou des classiques comme E-Pro, Girl et Devil's Haircut.