Plus d'une trentaine d'interprètes et même des chevaux prendront part à la chorégraphie de Christiane Bélanger, Le château dans les étoiles, inspirée d'une oeuvre de Dominique Martens.

Le château dans les étoiles : donner du rêve

Création de la chorégraphe Christiane Bélanger, le ballet Le château dans les étoiles, du Ballet de Québec, offre rêve et féerie. Présenté demain à la salle Albert-Rousseau, ce spectacle inclus au programme des activités du 400e se fonde sur le scénario de Dominique Martens, qui a notamment mis en scène Plaines Lunes, présenté en août.
Mme Bélanger dirige les destinées de la Compagnie Christiane Bélanger, consacrée à des oeu­vres contemporaines. Avec le Ballet de Québec, qu'elle a créé en 2005, elle monte plutôt des chorégraphies de ballet classique. Après avoir présenté, entre au­tres, ses versions dansées du Fantôme de l'opéra, du Seigneur des anneaux et d'Alice au pays des merveilles, la chorégraphe se penche maintenant sur une oeuvre originale de Dominique Martens. Les ballets présentés à ce jour confirment la préférence de Mme Bélanger pour le grand déploiement et les effets de surprise, conjugués au vocabulaire classique auquel elle accorde une grande importance. L'attrait du beau et la prouesse technique restent chers à la chorégraphe.
L'oeuvre, présentée à deux reprises à l'Espace 400e cet été, est campée en France au XIVe siècle ou encore à une époque qui pourrait être celle de la fondation de Québec. Déjà présenté en France, mais sous forme de fresque théâtrale, ce conte fantastique traite de la poursuite d'un rêve et de la quête d'un idéal, à renforts de fées, de princes et de princesses qui traversent diverses épreuves. Les héros auront besoin de persévérance et de confiance pour découvrir ce fameux château. Transposer l'histoire en danse a été un défi pour la chorégraphe, qui avoue que les contraintes de personnages et de scénario de Martens étaient plus importantes que de coutume, bien que cette histoire, d'emblée, portait un fort potentiel pour la danse. Plus d'une trentaine d'interprètes évoluent sur scène, et même des chevaux prendront part à cette création! Une trame sonore chantée, sur la musique de Dominic Laprise (La fabuleuse histoire d'un royaume), et un environnement multimédia de Charles Cantin s'y ajoutent.
«Toute capitale a son ballet», dit Christiane Bélanger, qui oeuvre depuis longtemps à former des danseurs à Québec. Toujours en quête d'une plus grande reconnaissance, elle s'adjoint ici des collaborateurs de renom, en les personnes de Dominique Martens et de Dominic Laprise. En première partie, le Jeune Ballet du Québec, sous la direction de Didier Chirpaz, interprétera une chorégraphie d'Hélène Blackburn.