Le CH doit bouger sans sacrifier Markov

À l'approche du 5 mars, date limite des transactions dans la LNH, les rumeurs s'intensifient. Plusieurs noms sont mentionnés, mais ils ne seront pas tellement nombreux à changer d'adresse. L'histoire se répétera.
Il ne fait aucun doute dans mon esprit que le Canadien doit bouger pour obtenir du renfort à l'attaque. À cinq contre cinq, les joueurs de l'entraîneur Michel Therrien ne trouvent pas souvent le fond du filet. Une lacune qui doit être corrigée.
À la recherche d'un attaquant avec de bonnes mains, le Canadien ne peut se permettre de laisser partir Andrei Markov, le meilleur défenseur de l'équipe dans le moment. Il joue mieux que P.K. Subban. Il est plus calme et plus stable.
En se départissant de Markov, le Canadien diminuerait ses chances de gagner dans les séries. Le directeur général Marc Bergevin doit donc s'entendre avec lui pour le garder à Montréal. Le défenseur russe de 35 ans ne se contentera pas d'un contrat d'un an. Il veut une entente d'une durée de trois ans. Il l'obtiendra, à Montréal ou ailleurs!
Le trio de David Desharnais est le seul à produire régulièrement. Le Canadien a besoin d'un autre marqueur. Je doute cependant qu'un Thomas Vanek ou un Matt Moulson aboutisse à Montréal.
Marc Bergevin n'a pas tellement à offrir pour mettre la main sur un attaquant capable de marquer des buts. Un gars comme Lars Eller pourrait être attrayant pour certaines équipes. Il possède de belles aptitudes, mais il ne parvient pas à s'imposer. Rene Bourque est sûrement sur la sellette. Qui veut de lui? Des vétérans comme Daniel Brière et Brian Gionta ne suscitent pas d'intérêt ailleurs dans la Ligue nationale. Josh Gorges n'est peut-être pas à l'abri d'une transaction.
Marc Bergevin devra sans doute proposer un package de plusieurs joueurs pour conclure un échange intéressant pour toutes les parties.
Trop de facteurs
Des bruits circulent aux quatre coins de la Ligue nationale. Plusieurs joueurs importants seraient sur le marché. De nombreux facteurs limiteront le nombre de transactions. On ne peut pas ignorer la position de l'équipe, la qualité du joueur et la valeur du contrat.
Martin Saint-Louis en veut à son directeur général Steve Yzerman. Il demeurera néanmoins à Tampa Bay. Il serait également très surprenant que Ryan Kesler quitte les Canucks de Vancouver. Les Blackhawks de Chicago sont pris avec Bryan Bickell et son gros contrat signé, l'été dernier. Ryan Callahan exige beaucoup d'argent pour demeurer avec les Rangers de New York. Ce qui rendra plusieurs équipes très prudentes dans les discussions avec la formation de la Grosse Pomme.
Pas déterminant
Après la visite des Maple Leafs de Toronto, ce soir, le Canadien entreprendra un voyage qui le conduira successivement à Los Angeles, à Anaheim, à Phoenix et à San Jose. Ce sera un périple important, mais pas déterminant. Il restera encore beaucoup de hockey après ces rencontres.
Les équipes de l'Est n'ont pas vraiment de succès dans leurs déplacements sur la côte Ouest. Les Bruins de Boston l'ont appris à leurs dépens avant la pause des Jeux olympiques. Les Ducks d'Anaheim et les Sharks de San Jose trônent dans le top 5 de la Ligue nationale.
L'Atlantique plus forte
Si la tendance se maintient, pas moins de cinq équipes de la division Atlantique participeront aux séries éliminatoires dans l'association de l'Est de la Ligue nationale.
Le nouveau format donne des laissez-passer aux trois premières équipes de chacune des quatre divisions. Les deux équipes ayant ensuite accumulé le plus de points à l'intérieur de chaque association complètent le tableau de 16 équipes dans la grande danse du printemps.
Brière et Fleury
Daniel Brière est un peu une énigme pour moi. Il a récolté trois points, dont deux buts, dans la victoire de 6-5 contre les Penguins de Pittsburgh, même s'il n'a passé que neuf minutes sur la patinoire.
Pour une raison que j'ignore, il ne produit pas beaucoup lorsque l'entraîneur Michel Therrien l'utilise plus souvent. On dirait que c'est tout ou rien dans son cas. Il peut être d'une certaine utilité au Canadien d'ici la fin de la saison. Il partage le temps dans les avantages numériques avec Brian Gionta. Et Therrien a davantage confiance en son capitaine parce qu'il est plus fiable en défensive.
L'entraîneur Dan Bylsma aura sans doute une décision à prendre si le Canadien devait se mesurer aux Penguins de Pittsburgh dans les séries éliminatoires. Son gardien de but Marc-André Fleury perd ses moyens dès qu'il affronte le Tricolore. On l'a constaté une autre fois, plus tôt cette semaine.
Fleury est pourtant un excellent gardien de but. Il connaît une très bonne saison et son nom a même été mentionné pour l'équipe canadienne en vue des Jeux olympiques de Sotchi. Je ne sais pas si Fleury se met trop de pression contre le Canadien parce qu'il est Montréalais. Toujours est-il qu'il n'est pas l'ombre de lui-même dans ces rencontres!
Propos recueillis par Maurice Dumas