Très satisfait de la hausse de l'achalandage et des revenus liés à la vente de produits dérivés, le Carnaval entend continuer son virage et dynamiser son offre.

Le Carnaval rêve à l'équilibre budgétaire

Le Carnaval de Québec se croise les doigts dans l'attente du bilan financier de la présentation 2014, qui s'est conclue dimanche. Les organisateurs rêvent d'équilibre budgétaire, voire d'un surplus qui permettrait de rembourser une part du déficit de 600 000 $ encaissé l'an dernier.
Lundi, l'entrepôt de Bonhomme accueillait d'immenses camions chargés des équipements et des cabanes récupérés sur les sites de l'événement. L'heure est au ménage.
Pendant ce temps, au deuxième étage, les patrons du Carnaval avaient convoqué les médias afin de dresser une première esquisse de la réussite (ou non) de la fête hivernale. On jouait donc du pifomètre, dans l'attente des données financières et des statistiques de fréquentation qui seront livrées dans un mois.
Alors, le pifomètre rend Bonhomme heureux? «Les indications sont positives», répond Jean Pelletier, directeur général. «Ça augure bien.» Les organisateurs escomptent une hausse importante des revenus générés par les produits dérivés et la billetterie. «[Aussi], à vue d'oeil, on a eu une excellente participation.»
Achalandage en hausse
Les «indicateurs» témoigneraient d'une hausse probable de 20 % de l'achalandage ainsi que de la vente de tuques, ceintures fléchées et bougies, se réjouit également Denis Simard, président du Carnaval 2014.
Il est toutefois trop tôt pour savoir si le budget de quelque 9 millions $ sera respecté ou, mieux, si l'excédent planifié sera au rendez-vous. Le Carnaval table sur un surplus afin d'éponger sur trois ans le déficit de la présentation 2012. Fort satisfait de la participation populaire, M. Simard annonce la poursuite du virage négocié par l'événement hivernal. Les duchesses reviendront; le concept sera poussé un peu plus loin, avec des compétitions entre les duchés, par exemple.
Le Carnaval pourrait en outre exploiter la présence des Jeux mondiaux des maîtres, qui se dérouleront dans la capitale pendant la mouture 2015. Quelque 3000 athlètes, des professionnels et des athlètes olympiques à la retraite, visiteront alors Québec.
Jean Pelletier, le dg, promet aussi plus de rues carnavalesques, ces artères commerciales animées par les marchands. «On revient à la base du Carnaval.» À l'origine, l'événement a été créé par les gens d'affaires pour réchauffer la période creuse. Ils seront plus nombreux l'an prochain à participer. «On veut continuer à déployer le Carnaval dans la ville.»