Hugues Genois est le premier candidat que la première ministre sortante Pauline Marois (photo) présente depuis que sa caravane a pris la route électorale.

Le candidat péquiste dans Portneuf pas pressé de tenir un référendum

Le candidat de Pauline Marois dans Portneuf se décrit comme un souverainiste du genre patient. Hugues Genois ne voit pas pourquoi tenir un référendum «dans le premier [mandat d'un gouvernement majoritaire]. On pourrait attendre».
L'entrepreneur en paysagisme et un des dirigeants de la Chambre de commerce de Saint-Raymond s'est montré tiède devant l'idée qu'un nouveau gouvernement du Parti québécois organise un plébiscite sur l'indépendance.
«Moi, je suis un souverainiste en temps et lieu», a-t-il répondu aux médias qui suivent la campagne de la chef du Parti québécois. Ce qui veut dire, a-t-il précisé, «quand nous serons prêts.
Ça prend les bonnes conditions», a-t-il ajouté à l'adresse d'un journaliste qui lui a demandé s'il est de l'école de l'ex-chef péquiste Lucien Bouchard, qui attendait les «conditions gagnantes».
M. Genois a joué de modestie, rappelant qu'il n'a aucun contrôle sur un éventuel agenda référendaire. «On va travailler fort pour rassembler toutes les conditions. On ne se lancera pas à l'aveugle dans ce projet.»
Il doute que le sujet occupe une place en évidence durant l'élection. «C'est sûr que notre cause première est la souveraineté. [...] On a des priorités, l'emploi et l'économie. C'est ce dont les gens veulent entendre parler», a poursuivi l'homme d'affaires. Il a ajouté à ces éléments la charte de la laïcité, mise de l'avant par le gouvernement Marois. «Les gens sont satisfaits du contenu.»
En fin de journée, Alexis Deschênes, le candidat péquiste dans Trois-Rivières, s'est plutôt affiché comme un ardent indépendantiste. En impromptu de presse, l'ex-journaliste n'a cependant pas voulu répondre quand on lui a demandé si un gouvernement majoritaire de Pauline Marois devrait tenir un plébiscite sur l'avenir du Québec.
M. Deschênes a affirmé qu'il se satisfait que sa chef promette un livre blanc sur l'avenir du Québec. «Ce qui est fantastique, c'est que le Parti québécois propose de relancer le dialogue sur le projet de pays.
«J'aurais pu garder ma toge», a lancé à ses supporteurs celui qui a fait ses études comme avocat. «Et vivre paisiblement ma vie de famille avec ma femme et mes trois enfants.» Il a soutenu qu'il a plutôt choisi de «mener bataille. Je me lève debout parce que c'est notre devoir à nous, les indépendantistes, de porter notre projet de pays».