Daniel Nestor et son partenaire de double Vasek Pospisil représentent le meilleur espoir de médaille du Canada en tennis.

Le Canada vise les demi-finales, même sans Raonic

Le retrait de Milos Raonic a forcé le Canada à revoir ses attentes en tennis, qui demeurent tout de même très élevées. Le meilleur espoir de médaille du Canada provient peut-être de la paire formée de Vaclav Pospisil et Daniel Nestor, classée septième.
«Ils ont une bonne complicité», note Martin Laurendeau, l'entraîneur des hommes. «C'est un bon mélange. Daniel aime beaucoup jouer avec des joueurs dynamiques au filet, qui bougent beaucoup. Les joueurs plus jeunes aiment bien être rassurés par la présence d'un vétéran comme Daniel. C'est un bon mélange d'expérience et de bonnes jambes.»
La paire compte également sur un gaucher et un droitier, ce qui pourrait l'aider. «Ça dérange beaucoup d'équipes», souligne Laurendeau. «Le fait de s'ajuster à un nouvel angle à chaque service, ça joue. C'est certainement un avantage pour nous.»
De plus, Pospisil et Nestor bénéficient d'une portion de tableau plus aisée, du moins jusqu'aux quarts, où ils pourraient se frotter aux Britanniques Andy et Jamie Murray, classés deuxièmes. Les Canadiens commenceront le tournoi face aux Néo-Zélandais Marcus Daniell et Michael Venus, dimanche. Chez les dames, Eugenie Bouchard et Gabriela Dabrowski amorcent leur tournoi samedi contre les Polonaises Klaudia Jans-Ignacik et Paula Kania.
«Je pense que d'atteindre deux demi-finales, c'est très possible», juge Sylvain Bruneau, l'entraîneur des dames. «Je pense qu'on peut avoir de très bons résultats, malgré la compétition difficile. Je n'avais pas d'attentes précises au niveau des résultats. Mais ce que je veux, c'est que tout le monde se donne à 300 %. Après ça, on pourrait faire de belles choses.»
Le Canada saura mardi s'il pourra inscrire un duo en double mixte, qui pourrait être Bouchard et Nestor.