Le suspect, un homme de 29 ans de descendance tunisienne, a foncé sur quatre soldats avec sa voiture, vendredi.

L'attaque de Valence ne serait pas liée au terrorisme

Les enquêteurs français ne voient pour l'instant aucun lien entre l'homme qui a foncé avec sa voiture sur des soldats à Valence, dans le sud-est de la France, et «un réseau terroriste ou un acte terroriste».
Le procureur Alex Perrin a indiqué samedi que, à l'heure actuelle, il semble qu'il s'agit d'un acte individuel.
L'homme de 29 ans de descendance tunisienne, s'en est pris à quatre soldats qui montaient la garde près d'une mosquée. Il s'est arrêté lorsqu'un soldat lui a tiré dessus.
Le suspect, qui est toujours hospitalisé, pourrait être accusé dans les prochains jours de «tentatives d'homicide sur personne dépositaire de l'autorité publique».
L'individu était un musulman pratiquant, mais il ne semble pas qu'il ait été radicalisé. Il n'était pas connu des autorités et il n'avait pas d'historique psychiatrique.
Les motifs de l'attaque demeurent encore nébuleux. M. Perrin a expliqué que l'homme avait émis des commentaires confus. Il aurait notamment dit qu'il voulait «tuer des soldats parce que les soldats tuent des gens».
Il aurait également lancé «Allahu Akbar» - ou «Dieu est (le) plus grand» - ce qui dénote une certaine religiosité, a indiqué M. Perrin.
Les autorités n'ont pas retrouvé d'arme ou d'explosif dans sa voiture.
L'assaillant a foncé deux fois sur les soldats qui surveillaient la principale mosquée de Valence. Il les a chargés une première fois, avant de reculer pour recommencer.
Les soldats ont tiré des coups d'avertissement, avant de viser le conducteur, qui a été atteint au bras et à la jambe. Au total, 30 coups ont été tirés.
L'un des militaires a été légèrement blessé à la jambe et un passant a reçu un balle perdue dans la jambe.
L'état d'urgence a été décrété sur tout le territoire français dans la foulée des attaques du 13 novembre, à Paris, qui ont fait 130 morts et des centaines de blessés.