L'Armada de Blainville-Boisbriand est la première équipe couronnée de la nouvelle classe AAA du Tournoi pee-wee.

L'Armada réussit sa mission

Considérée comme la meilleure équipe pee-wee dans la province, l'Armada de Blainville-Boisbriand a permis au Québec de faire une entrée remarquée et remarquable dans la nouvelle classe AAA du Tournoi international de hockey pee-wee de Québec, une catégorie qui réunissait la crème de la crème des hockeyeurs. Opposée aux Gaulois du Collège Antoine-Girouard en grande finale, l'Armada a décroché une victoire de 3-0 et mis la main sur le Trophée Hockey Québec.
«On n'avait pas vraiment de pression compte tenu du fait que nous jouions contre une équipe du Québec et qu'à quelque part nous n'avions pas le droit de perdre», a expliqué l'entraîneur-chef Kevin Brodeur, dont l'équipe ne s'est inclinée qu'une seule fois en 49 matchs cette saison.
«Nous, on n'a pas le droit de perdre depuis longtemps. C'est certain que si nous nous étions inclinés face aux Gaulois, les gens auraient dit que nous avions choké. Car rendu là, toutes nos bonnes performances au cours du Tournoi ne comptaient plus.
«J'ai cependant ressenti avant le match contre les Gaulois les mêmes papillons que j'ai ressentis tout le long du Tournoi. Et tout ce que nous souhaitions comme équipe d'entraîneurs, c'était que les gars ne jouent pas moins fort parce qu'ils connaissaient les Gaulois, que nous avions déjà affrontés deux fois dans le cadre de grosses rencontres.»
Objectif établi en août
Pour bien des gens, l'Armada était en mission au Tournoi pee-wee, où elle y évoluait afin de défendre les couleurs du hockey québécois tout entier. Une réalité véhiculée par les médias, et dont les jeunes joueurs de Blainville-Boisbriand étaient au parfum depuis bien longtemps.
«J'en avais parlé avec les gars et ils m'avaient tous suivi dans le bateau. Et on était encore plus heureux de disputer la finale contre les Gaulois. Nous étions contents pour le hockey québécois qu'ils aient réussi à revenir en finale en passant par l'Arpidrome, alors que personne ne les voyait là.»
Brodeur a indiqué que c'est en août, au premier jour du camp d'entraînement, que ses jeunes protégés et lui s'étaient fixé comme objectif de remporter les honneurs du Tournoi pee-wee de Québec. Il a cependant ajouté que sa troupe s'était aussi donné de mini-objectifs à accomplir, de manière à être prête pour le rendez-vous du Colisée Pepsi.
«On avait Québec dans notre mire, mais on n'a pas arrêté de se dire que si on ne gagnait pas le tournoi de Saint-Hyacinthe, comment ferait-on pour remporter Québec? Que si on ne gagnait pas le tournoi de Waterloo, comment ferait-on pour remporter le Tournoi de Québec, où évolueraient des clubs de l'extérieur? Et l'on arrêtait pas de dire combien ça y serait difficile pour les formations du Québec. On a relevé notre défi, mais on y est allé étape par étape.»
Comme tous ses coéquipiers, Xavier Parent était tout sourire après la victoire de l'Armada. «C'est le troisième tournoi qu'on gagne cette année. Et le Tournoi pee-wee, c'est l'un des plus gros au monde. On est donc très heureux de l'avoir remporté. C'était le fun de jouer au Colisée Pepsi devant la foule qui nous encourageait.»
Tel père, tel fils
Parent a terminé le tournoi avec une fiche de neuf buts et trois passes. Samuel Poulin a quant à lui marqué trois buts en plus de se faire complice de huit, pour un total de 11 points. Auteur d'un but et d'une passe contre les Gaulois, dimanche, il a été choisi joueur par excellence de la finale.
«En début de rencontre, j'étais un peu stressé. Je voulais juste gagner et j'avais peur de perdre. Les Gaulois me connaissaient bien et ils m'ont plus surveillé. Et des fois, c'était tannant même si ça n'a pas changé ma game. Parce qu'il y avait des joueurs sur moi, j'ai moins compté, mais comme on est une équipe, il y a des gars qui l'ont fait à ma place.»
Broocklyn Kalmikov, le petit numéro 10 de l'Armada, a aussi écrit une page d'histoire, en devenant le premier joueur à gagner les grands honneurs du Tournoi pee-wee après que son père eut réussi l'exploit. Konstantin Kalmikov avait en effet gagné la Coupe du monde en 1992 alors qu'il évoluait pour Kharkov.
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