La fondatrice de Nota Bene, Lara Émond, en compagnie de l'un de ses partenaires, Olivier Brière Leblanc.

Lara Émond: décloisonner l'entrepreneuriat

L'entrepreneuriat n'a pas d'âge et gare à ceux qui croient qu'il n'est réservé qu'aux gens aux comptes ou au C. V. bien garnis. Lara Émond est la preuve que rien ne vient à bout des plus visionnaires. Mieux, il faut les stimuler.
Culture, arts, design, c'est la passion qui a d'abord poussé Lara Émond à réaliser ses idées. Du défilé de mode au comité jeunesse pour l'Opéra de Québec, puis au Groupe consultatif jeunesse de la Commission canadienne pour l'UNESCO, la touche-à-tout s'implique pour son prochain, stimule, inspire.
C'est donc le goût d'entreprendre des projets, puis un besoin évident de réseautage entre jeunes entrepreneurs qui ont été les points de départ de Nota Bene, l'organisme phare de Mme Émond. Déjà riche d'un premier Startup Weekend Québec, qui rassemblait des entrepreneurs en technologie en quête de conseils et de projets originaux, elle a mis sur pied un concept de rencontres créatives pour rassembler la relève entrepreneuriale de tous les milieux, avide d'échanges et d'histoires inspirantes sur le monde des affaires.
«Nota Bene est née de discussions avec des jeunes de notre âge, les 18-35 ans. Et aussi de différents constats, comme le fait que l'on ne célébrait pas assez le succès des jeunes entrepreneurs de chez nous. On s'est mis à nommer [ceux] dont on trouvait les parcours super intéressants, puis on s'est dit : "Wow! Il y en a beaucoup!"»
Son collègue de la première heure, Olivier Brière Leblanc, enchaîne. «On était [nous-mêmes] des jeunes qui s'étaient lancés [en affaires] ou qui étaient en train de se lancer et on constatait que pour avancer, c'est une question de réseau, avec qui tu es en contact.»
L'idée a rapidement séduit les gens et Lara Émond s'est retrouvée avec une vingtaine de bénévoles sur qui compter. «Nota Bene est un OBNL [organisme à but non lucratif], on fait pas d'argent avec ça, insiste-t-elle. Les gens veulent s'impliquer, développer une autre expérience.»
Formule
Au fur et à mesure que l'équipe grandissait, l'idée de Nota Bene se formait de mieux en mieux.
«C'était important pour nous d'amener une formule qui permettait de décloisonner l'entrepreneuriat dans d'autres domaines. C'est cette idée-là qui mijotait lorsqu'on a mis sur pied Nota Bene», relance Mme Émond. Au final, le concept rallie 30 à 45 participants autour d'un même thème abordé par trois experts. «On entre en contact avec des entrepreneurs, on leur pose les vraies questions et on comprend la réalité entre ce que l'on apprend au niveau académique et ce qui fait partie de la vraie vie», renchérit M. Brière Leblanc. Et comme depuis le début de l'aventure, ils n'hésitent pas à téléphoner au bureau de Manon, leur conseillère à Entreprenariat Laval, lorsqu'ils ont besoin d'un coup de pouce.
Après un an d'activité, Nota Bene fait déjà des petits et a présenté une série de rencontres à Québec, à Montréal et à Toronto. Ils tentent maintenant d'exporter le concept dans plusieurs villes, de recevoir du financement pour faire croître Nota Bene à long terme et de rencontrer les entrepreneurs les plus inspirants. En voulant «aider les entrepreneurs à se propulser», Lara Émond et son équipe se sont eux-mêmes propulsés à l'avant-plan dans le monde des affaires de la capitale. Et ils sont très motivés par cette lancée.