Garry, Spencer, Jennifer et Joseph Hayes, de la ferme Pine Crest, de Shigawake, en Gaspésie, axent le transfert de propriété sur le goût d'assurer la pérennité d'une exploitation comptant déjà quelques générations.

L'appel des racines

Toutes sortes de raisons incitent des gens de la relève agricole à s'engager au point d'acheter une ferme. Dans le cas de Jennifer et de Spencer Hayes, deux cousins de Shigawake, en Gaspésie, prendre la relève de leurs pères respectifs, Garry et Joseph, s'est fait naturellement.
«Je ne me suis jamais posé la question à propos du prix ou du mode de transfert de propriété. Dans mon cas, il s'agissait de revenir chez moi, après mes études universitaires. C'était un appel de la terre. Mon père et moi avons trouvé une forme de transition tout en douceur, et nous partageons les mêmes valeurs, les mêmes buts en agriculture. Nous avons la même façon d'évoluer sur la ferme. La volonté de mon père, c'est que la ferme continue», précise Mme Hayes.
La ferme Pine Crest possède 40 vaches laitières, des bovins et on y produit des céréales et du fourrage. Il s'agit de la ferme laitière la plus à l'est, en Gaspésie. Le prix très raisonnable des terres, parfois 10 fois moins cher que dans la couronne de Montréal, constitue un élément qui a facilité le retour de Jennifer Hayes à Shigawake, assure-t-elle.