L'activité physique, un merveilleux remède pour Karine Champagne

Le Soleil a contacté Karine Champagne quelques jours après le Défi Pierre Lavoie. Elle se remettait de la longue épreuve de près de 30heures entre Québec et Montréal, réalisée en compagnie de 40 Mères-Veilleuses. «On avait l'ado et la grand-mère. C'était vraiment incroyable!»
La communauté fondée en 2013 encourage les femmes à mener une vie active. Au départ, elle avait créé un groupe de course pour amasser des fonds pour une expédition au Kilimandjaro. Après, la compétition, les 50 femmes de son groupe l'ont convaincue de poursuivre. «J'étais étonnée, mais on a continué, de fil en aiguille. Aujourd'hui, on est 20 400», se réjouit-elle.
Les Mères-Veilleuses sont une véritable communauté où les femmes s'encouragent mutuellement à mener une vie active. «Les Mères-Veilleuses, c'est d'abord de promouvoir le sport comme antidépresseur», résume Karine Champagne.
Cette dernière sait de quoi elle parle. Lorsqu'elle a elle-même traversé une dépression il y a quatre ans, son médecin lui a «prescrit» jusqu'à six heures d'activité physique par jour. «Il y est allé fort, il s'est dit que s'il me disait six heures, j'allais au moins en faire une. Je l'ai vraiment écouté, raconte-t-elle. Je me suis rendu compte à quel point c'était magnifique.»
Depuis, elle n'a jamais cessé d'être active. Elle espère participer au Demi-Ironman et au Ironman cet été, en plus de planifier une expédition au Groenland, en juillet. «J'adore partir avec un pack-sac sur le dos», dit-elle.
Le sport représente un moment où elle se sent elle-même et où elle prend conscience de ses forces. Un sentiment qu'elle veut partager en transmettant la passion de l'activité physique.
«On veut surtout encourager les femmes à retrouver une passion. Et peut-être à renouer avec quelque chose qu'elles aimaient lorsqu'elles étaient petites.» L'initiative ne part pas que d'elle; de plus en plus, les membres du groupe organisent des activités entre elles, que ce soit de la marche en montagne ou autres. «Le sentiment d'appartenance est très grand [...] Elles ne se connaissent pas, mais c'est comme si elles se réconfortent entre elles, dit-elle. Il se développe de belles amitiés.»