Labeaume veut une entente de cinq ans

Dès aujourd'hui, le maire Régis Labeaume rencontrera les représentants de Red Bull afin de négocier le retour du Crashed Ice dans le Vieux-Québec pour les cinq prochaines années.
«L'an passé, on travaillait pour un contrat de trois ans, mais c'est allé trop vite et on a finalement décidé de régler 2009 et de reprendre les discussions par la suite», a déclaré le maire avant le début des finales hier.
«On peut dire que Québec est la capitale du Red Bull Crashed Ice, car, de tous les endroits où la compétition a eu lieu, tout le monde s'entend pour dire que nous avons le plus beau site. Ce qu'on veut, c'est régler ça à long terme, c'est-à-dire pour cinq ans», explique-t-il.
N'en déplaise aux résidants du secteur qui voudraient que la compétition ait lieu ailleurs à Québec, le maire n'a pas l'intention de modifier ni l'emplacement ni la date de l'épreuve. «C'est vraiment un site merveilleux en plein coeur du joyau du patrimoine mondial qu'est le Vieux-Québec et ça, ça vend bien!»
Confiant
Le maire est confiant de s'entendre avec les gens de Red Bull. «Je le sais, car nous avons un intérêt mutuel à nous entendre. Et cette année, je serai plus disponible que l'an dernier», poursuit-il. Cette année, la Ville de Québec a contribué pour 150 000 $ dans le budget du quatrième Red Bull Crashed Ice en plus de fournir l'équivalent de 50 000 $ en services.
Jean-Philippe Villemaire, représentant Red Bull pour l'est du Canada, s'est dit lui aussi ouvert à une entente à long terme avec Québec.
«Québec a contribué à la relance du Crashed Ice. En 2004, la compétition de Prague nous a donné un second souffle, et, ensuite, Québec a embarqué. C'est comme ça qu'est née cette formule gagnante d'un véritable défi sportif et d'un spectacle dans un décor unique où tous les spectateurs peuvent suivre la compétition grâce aux nombreux écrans géants», explique-t-il.
L'oeil sur les États-Unis
D'autre part, comme l'an dernier, une délégation des États-Unis était à Québec pour assister au Red Bull Crashed Ice dans le but éventuel de faire revivre au Pays de l'Oncle Sam cette compétition qui y a été présentée pour la dernière fois en 2004.
Après des représentants de Pittsburgh l'an dernier, ce sont des gens de Portland, dans le Maine, qui étudient la possibilité de tenir une épreuve de patinage extrême dans l'État du Pin.
Jean-Philippe Villemaire souligne que le géant mondial de la boisson énergétique tente depuis quelques années de faire un retour aux États-Unis.
«Il faut cependant trouver le bon site et la bonne ville. Il y a un potentiel certain dans le nord des États-Unis», explique-t-il, rappelant du même coup le projet de créer un circuit international s'apparentant à une Coupe du monde.