La sécurité autour du maire Régis Labeaume a été haussée d'un cran. Le maire de Québec a troqué sa berline de fonction pour un camion et est accompagné de deux policiers en civil lors de ses sorties publiques ces jours-ci.

Labeaume n'est pas une cible, croit Bussières

«Le maire se sent un petit peu insécure. Il veut resserrer sa garde autour de lui, mais je ne pense pas que c'est la cible qu'on vise.»
Les tragédies des derniers jours prennent une résonnance particulière pour le conseiller de l'opposition Yvon Bussières, dont le fils militaire est membre du Royal 22e Régiment de Valcartier.
Quand on aborde la question avec lui, on sent l'émotion le gagner. «Ceux qui ont été assassinés, c'était des militaires qui étaient en fonction. Le soldat qui est allé faire son tour de garde [devant le cénotaphe], il ne savait pas qu'il ne retournerait pas à la maison le soir.»
Sur les précautions prises par le maire Labeaume, M. Bussières juge qu'il y a «une surprotection». «C'est mieux d'être surprotégé qu'il arrive un événement fâcheux», ajoute-t-il.
Mais il croit que la menace est davantage dirigée vers le symbole qu'est l'armée. «Ce n'est pas la bonne cible dans les événements actuels. Le maire n'est pas militaire. [...] Ce sont les militaires qui sont visées. Ce ne sont pas les hommes politiques et les stars de la province qui sont visés. C'est l'uniforme.»