François Legault veut geler l'embauche dans la fonction publique afin d'économiser assez d'argent pour abolir la taxe santé et les taxes scolaires imposées aux citoyens.

La taille du secteur public reste stable

Quand on ne regarde que lui, le secteur public québécois a légèrement grossi au cours des années 2000. Mais si l'on tient compte de la croissance de la population, sa taille est demeurée relativement stable, selon des données de Statistique Canada.
De 2001 à 2011 (dernière année complète pour laquelle des informations sont disponibles), l'administration publique provinciale est passée de 85 200 employés à 88 700. De même, la liste de paie du réseau de la santé s'est allongée de 234 000 à 272 000 équivalents temps complet au cours de la même période pendant que, du côté de l'éducation, la taille des commissions scolaires bougeait à peine (165 000 à 171 000 employés, ou + 4 %). Dans les universités, les collèges et les instituts de formation professionnelle, cependant, la hausse a été beaucoup plus prononcée: de 72 700 à 91 500 employés, ou + 26 %.
En même temps toutefois, la population québécoise s'est elle-même accrue d'environ 10 %, ce dont il faut tenir compte pour savoir si la taille de la fonction publique a vraiment augmenté ou non. Et quand on exprime le nombre d'employés du secteur public par 1000 habitants, ce n'est pas toujours une croissance que l'on constate, mais parfois l'inverse.
Ainsi, le nombre d'employés de l'administration publique québécoise est passé de 11,5 employés par 1000 habitants en 2001 à 11,1 dix ans plus tard. Du côté des commissions scolaires, les taux per capita sont passés de 22,3 à 21,5 par 1000.
On note toutefois une hausse dans le réseau de la santé (de 31,7 à 34 employés par 1000 habitants) et dans les universités, les collèges et les instituts (9,8 à 11,4 par 1000).