Au total, en trois jours, sur les 170 appels reçus par la police de Québec, concernant des accidents, 78 étaient relatifs à des délits de fuite. La tempête a peut-être contribué à cette proportion.

La semaine des délits de fuite

Le nombre d'accidents avec délit de fuite augmente-t-il lors d'une tempête? Depuis lundi, près d'un accident sur deux avec collision enregistré par le Service de police de la Ville de Québec (SPVQ) était relatif à un cas de délit de fuite, a constaté Le Soleil.
Au total, en trois jours, sur les 170 appels reçus par le service de police concernant des accidents, 78 étaient relatifs à des délits de fuite.
«Il y a beaucoup de délits de fuite qui sont effectués dans les centres d'achats», indique Nancy Roussel, porte-parole au SPVQ. «Le nombre n'est toutefois pas directement lié avec la tempête. Ça se peut que l'accrochage soit arrivé la semaine passée et que les gens viennent de le remarquer», ajoute-t-elle, soulignant que les policiers traitent normalement une dizaine de dossiers de ce genre en moyenne par jour.
Lundi, dame Nature a amorcé la semaine de relâche en force en faisant tomber 20 centimètres de neige sur la capitale. Durant cette journée, le SPVQ a enregistré un bilan routier de 47 accidents, dont 25 concernaient des délits de fuite. Au lendemain de la tempête, sur les 73 accidents répertoriés, 35 étaient liés à des conducteurs ayant quitté, volontairement ou involontairement, le lieu d'une collision.
Mentionnons que les accidents notés par le SPVQ ne tiennent pas compte des sorties de route; il s'agit d'accidents avec collision.
Mercredi agité
Mercredi, la météo a de nouveau donné bien des maux de tête aux automobilistes avec près de 30 centimètres de neige, rendant difficiles les conditions routières dans certains secteurs. Au SPVQ, on indique avoir relevé durant cette journée 50 accidents, dont 29 pour des bris matériels et 18 pour des délits de fuite. Des personnes ont été blessées dans trois des accidents répertoriés.
«Ce n'est pas toujours des délits de fuite qui vont occasionner des blessés, c'est souvent des gens qui vont accrocher une voiture, par exemple, en se stationnant. Certaines personnes vont s'en rendre compte et décident de partir quand même, d'autres non», affirme Mme Roussel. «Ça peut être une simple grafigne ou un délit de fuite beaucoup plus grave, que la personne frappe un véhicule et quitte les lieux. [...] Il y a des délits de fuite où il n'y a aucun suspect, souvent c'est le cas dans les centres d'achats», ajoute-t-elle.
Lorsqu'une personne constate que son véhicule a été endommagé sans qu'elle en soit responsable, elle doit se présenter dans un poste de police. Un patrouilleur produit alors un rapport d'accident, qui pourrait être demandé par l'assureur de la victime. Les policiers jugeront par la suite s'il y a matière à enquête.
«S'il y a un élément d'enquête, par exemple la plaque d'un véhicule suspect, une couleur de véhicule différente, des caméras de surveillance où l'accident a eu lieu, oui, cela va être confié à un enquêteur», explique Mme Roussel, ajoutant que les données compilées par le SPVQ peuvent contenir certains doublons. «Une personne peut appeler pour un délit de fuite, annuler, et se présenter au poste de police. Cet appel compte pour deux, alors que c'est un seul cas», précise-t-elle.