Les succès de Bjoergen en classique sont étourdissants. Elle est montée sur le podium dans 22 des 25 derniers 10 km, en incluant la Coupe du monde, les Mondiaux et les Jeux olympiques.

La reine Marit ajoute à sa légende

Pas question pour la reine de rendre sa couronne! Marit Bjoergen a complété le balayage, samedi, en remportant le 10 km style classique des Finales de la Coupe du monde disputé sur les plaines d'Abraham. Sa 108e médaille d'or en carrière sur le circuit!
La maman a continué de bâtir sa légende en remportant la cinquième des cinq courses classiques auxquelles elle a participé en 2016-2017. Elle a complété les trois boucles de 3,3 kilomètres en 24:23,6, six dixièmes de seconde devant sa compatriote Heidi Weng, meneuse au classement de la Coupe du monde. Même si elle faisait partie d'un groupe de quatre skieuses en tête, Bjoergen n'a jamais laissé sa première place dans la deuxième moitié de la course. La Finlandaise Krista Parmakoski a complété le podium.
Les succès de Bjoergen en classique sont étourdissants. Elle est montée sur le podium dans 22 des 25 derniers 10 km, en incluant la Coupe du monde, les Mondiaux et les Jeux olympiques.
Lors des Championnats du monde de Lahti, il y a trois semaines, elle a remporté quatre médailles d'or - dont trois lors d'épreuves individuelles - pour porter son total à 18 en carrière. Elle possède aussi 10 médailles olympiques, dont six d'or.
«Oui, je suis fière de ma carrière. Après les Jeux olympiques de Vancouver [en 2010], ç'a été incroyable. Mais j'ai aussi hâte d'arrêter et de me lancer dans une nouvelle carrière», a dit Bjoergen, qui compte participer aux JO de Pyeongchang, l'an prochain.
Sa victoire de samedi n'a donc rien d'une surprise. Mais ses succès récents demeurent particulièrement impressionnants. Bjoergen aura 37 ans dans trois jours. Elle a aussi donné naissance au petit Marius en décembre 2015. Depuis, à part sa tendance à gagner des courses, tout a changé pour elle.
«Oui, les choses sont différentes. Ce n'est pas facile de voyager sans lui. Je suis une fin de semaine sans lui et je m'ennuie, évidemment. Mais je pense que j'apprécie davantage ce que je fais [qu'avant]», a-t-elle estimé.
Pas de tourisme
Sur un retour à Québec, elle fait preuve de pragmatisme. «Oui, j'aimerais revenir. Mais il ne reste pas beaucoup de saisons à ma carrière. Si je peux revenir, je vais le faire. C'est vraiment bien d'avoir une compétition en pleine ville. J'aime ça», a souligné la Norvégienne, ajoutant ne pas avoir eu le temps de visiter la capitale. Elle opterait sans doute pour une destination plus chaude pour ses prochaines vacances, a-t-elle toutefois ajouté.
De son côté, Weng, 25 ans, sera couronnée championne de la Coupe du monde pour la première fois, dimanche, au terme de la poursuite de 10 km en style libre, qui débutera à 11h20. Elle mène par ailleurs le classement du mini-tour de Québec, une seconde devant Bjoergen.
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Browne satisfaite, Vézina déçue
Même si elle n'a pas atteint le top 30 espéré, la Québécoise Cendrine Browne était fort satisfaite de sa 41e position, samedi, au 10 km style classique. «Ç'a super bien été, j'avais une belle énergie aujourd'hui. En fin de saison comme ça, on ne sait jamais comment une course peut se dérouler.» Installée loin derrière sur la ligne de départ, Browne s'est retrouvée prisonnière d'un groupe plus lent pendant que le peloton de tête distançait le reste du troupeau. «Je pense que j'aurais été capable de suivre le peloton aujourd'hui. C'est positif pour demain», a ajouté la détentrice du 41e rang au classement après deux épreuves.
Sentiments différents chez Frédérique Vézina, insatisfaite de sa 59e place. «Je suis un peu déçue. C'est parti super vite. J'ai suivi un peu au premier tour, mais j'ai vite décroché. Moi, je suis un moteur diesel, ça me prend un peu plus de temps à partir. Et tu n'as pas le droit à l'erreur ici», a analysé l'athlète de 22 ans de Saint-Ferréol-les-Neiges. Emily Nishikawa a été la meilleure Canadienne avec une 37e position.