Hélène Monette en 1995.

La poétesse Hélène Monette est décédée à 55 ans

La poétesse et romancière québécoise Hélène Monette est décédée jeudi à la suite d'«un courageux combat contre le cancer», ont indiqué lundi les Éditions du Boréal. Elle n'avait que 55 ans.
Hélène Monette avait publié deux romans, Le goudron et les plumes, en 1993, et Unless, en 1995, mais elle a aussi écrit des nouvelles et des recueils de poésie, dont Thérèse pour joie et orchestre, qui avait obtenu en 2009 le Prix du Gouverneur général de poésie.
Elle publiait l'an dernier Où irez-vous armés de chiffres?, un réquisitoire en prose poétique contre «les moeurs réfrigérantes et le néo-cynisme» ambiant.
Née en Montérégie en 1960, Hélène Monette a étudié au cégep de Saint-Hyacinthe, à l'UQAM et à l'Université Concordia. Elle a plus tard participé à de nombreux spectacles littéraires, aussi bien au Québec qu'à l'étranger, dans lesquels elle interprétait ses textes et ceux d'autres poètes - Miron, Langevin, Senghor...
Elle a aussi fait partie du «Band de poètes», réunissant cinq poètes et deux musiciens, en tournée au Québec de 2002 à 2006. Artiste multidisciplinaire, elle a collaboré aussi à des productions associant la poésie à la musique, au cinéma, à la vidéo, aux arts visuels et à la radio - dont Les Décrocheurs d'étoiles, à Radio-Canada.
Cofondatrice du magazine de photographie artistique Ciel variable, elle a aussi publié des textes dans les revues Moebius, Estuaire, Le Sabord, Arcade, Exit et Relations, précise Boréal.
«Infatigable rebelle, habitée par un sens aigu de la justice et de la dignité humaine, Hélène Monette a donné une oeuvre qui marie une grande exigence formelle à une bouleversante sensibilité à l'égard des plus faibles et des plus démunis», écrit son éditeur.
Une soirée de lecture est prévue pour lui rendre hommage, dont les détails seront communiqués plus tard.