Avant l'annulation du spectacle de Tribal Seeds à place D'Youville, Shauit a ouvert la soirée de belle façon.

La pluie gâche aussi la soirée reggae

Il n'y a pas que le spectacle des Foo Fighters qui a écopé en raison de la météo hier soir. La soirée reggae planifiée à place d'Youville a aussi été gâchée par le mauvais temps, le Festival d'été de Québec ayant aussi été contraint d'annuler la prestation des têtes d'affiche de la soirée, le groupe Tribal Seeds, en raison de la pluie et du temps menaçant.
Après une suspension temporaire d'une heure, le Festival d'été a annoncé vers 22h que le spectacle du groupe de San Diego n'aurait pas lieu. Les deux artistes de première partie ont pu présenter leur spectacle comme prévu, même si celui du Guadeloupéen Cali P a été interrompu durant une dizaine de minutes avant de reprendre.
C'est le chanteur et guitariste Jean-Eudes Aster, alias Shauit, qui avait lancé cette soirée de belle façon. Fils d'un Néo-Brunswickois et d'une Montagnaise, Shauit excelle dans les métissages de toutes sortes, livrant un reggae recherché et ensoleillé en français et en montagnais.
Bref, c'est à quelque part entre Kingston et Malioténam, son village natal, qu'il puise son inspiration et le résultat est solide. On apprécie encore davantage les titres interprétés dans la langue de sa mère, le montagnais et le reggae formant un mariage surprenant de complémentarité.
Poussant l'aventure un peu plus loin, il s'est même permis de chanter une pièce en créole, le Jaspora de Wyclef Jean, histoire de montrer son ouverture aux autres cultures et aux autres langues.
Sur la pièce Les nomades, qu'il interprète normalement en duo avec Samian, Shauit a demandé s'il y avait un rappeur dans la foule pour remplacer son ami algonquin. Un jeune homme a levé la main et est monté sur scène. Sans autre préambule qu'une étreinte de Shauit, il a joliment relevé le défi.
Cali P fait danser la foule
Par la suite, Cali P a joué pour le public de place d'Youville. C'est qu'il a toute une présence sur scène, le grand échalas! Avec ses dreadlocks qui lui arrivent presque aux chevilles, celui dont le vrai nom est Pierre Nanon dégage une énergie contagieuse, courant, sautant et balançant ses longs cheveux.
Avec ses quatre musiciens, ses rythmes reggae et dancehall, Cali P n'a eu aucune difficulté à faire danser son public, s'adressant à lui en anglais et en français. Il s'est même permis un solo de djiembe plutôt hallucinant qui a fait monter d'un cran l'atmosphère festive qui s'était installée sur place.
Après avoir interprété Carry the Load, le chanteur a même répondu à une question que plusieurs se posaient. «Oui, mes dreads sont des vrais dreads! C'est pour ça que je carry the load