La Planque Jeux vidéo offre des nouveautés, mais se veut aussi un endroit pour échanger des titres usagés.

La Planque Jeux vidéo: une caverne d'Ali Baba

Lorsque La Planque Jeux vidéo a ouvert ses portes en août 2009, il s'agissait d'un rêve pour deux des trois associés de l'époque, deux jeunes hommes issus du monde de la production de jeux vidéo, et d'une occasion d'affaires pour le troisième membre du groupe, Jessica Leullier, elle aussi travaillant dans le monde du jeu comme illustratrice 2D.
Aux commandes de La Planque avec Richard Bourque, car le troisième associé a quitté l'équipe récemment, Jessica Leullier raconte que c'est son côté femme d'affaires qui l'a fait embarquer dans l'aventure commerciale d'une boutique de jeux.
L'étude de marché montrait que ce type de commerce manquait dans Saint-Roch. Alors, La Planque s'est installée au 249, rue Saint-Vallier Est, avec un concept qui laisse de la place aux nouveautés dans le monde du jeu vidéo en même temps qu'au marché de l'échange des titres moins récents des consoles de dernière génération, avec une bonne part pour les titres des grands classiques sur les consoles qui roulent leur bosse depuis 10, 15 ou 20 ans comme la Super NES, le Game Boy Advance, ou les premières Xbox et PlayStation.
«On vend des jeux des anciennes générations à des prix raisonnables», ajoute Mme Leullier. Et comme c'est une planque, «les employés ne sont pas pressés, on connaît nos clients. Et il y en a qui viennent en passant juste pour jaser», poursuit M. Bourque.
Warpzone
C'est aussi dans cet esprit qui mélange culture, modernisme et anciens jeux que La Planque organise depuis deux ans son Warpzone, dont la cinquième présentation aura lieu à la Ninkasi du Faubourg, le 30 septembre en soirée.
«Ce n'est pas juste une soirée pour jouer à des jeux, ni un lan party [soirée de jeu en réseau], affirme Mme Leullier. C'est un happening social et culturel de gens qui partagent une même passion. Une opportunité de parler avec des joueurs qui connaissent non seulement les jeux, mais l'histoire de ces jeux-là et les anecdotes qui les accompagnent. D'ailleurs, nous aurons le jeu StarFox 2 en version beta, qui n'a jamais été mis en marché. Et pendant le Warpzone, personne ne se sent rejet ou geek
En plus du côté social, avec le saut dans le temps des jeux classiques, il y a le partage des connaissances, des gens qui s'échangent des dessins de leurs personnages favoris reproduits par des artistes, d'autres qui refont des pochettes de jeux et d'autres encore qui se costument.
Le dernier Warpzone avait eu lieu à l'espace Méduse, avec des conférences, et réunissait quelque 450 mordus. Cette fois, à la Ninkasi, la configuration des lieux ne permettra pas les présentations du même genre. Et les prochains Warpzone auront aussi lieu dans le centre-ville, continue Mme Leullier, à la recherche d'autres lieux originaux et assez grands pour tenir une conférence avec l'un des bonzes du jeu, James Rolfe, alias «Angry Video Game Nerd», qui analyse les jeux de manière humoristique.
Le Warpzone permettra aux participants de s'amuser avec des jeux vidéo de toutes les époques mis à la disposition du public par les collectionneurs de Québec, qu'il s'agisse de bornes d'arcades, de consoles Nintendo, Genesis, Atari, Vectrex, Jaguar, ou d'autres avec les périphériques associés comme le Power Glove, Super Scope, Menacer, Power Pad, Virtual Boy, ainsi qu'une importante bibliothèque de jeux classiques et de raretés.
Les organisateurs demandent 5 $ pour accéder à la soirée. Celle-ci débutera à 20h pour se terminer presque à l'aube, à 3h.