L'équipe de GFA Pyro a produit le feu d'artificie du Rendez-vous naval, en juillet.  Chaque spectacle sera unique, explique Maude Furtado, directrice générale de GFA Pyro.

La musique avant les explosions

Avant même de lancer une première fusée, d'installer une rampe de lancement, de choisir les effets spéciaux, l'équipe du Groupe Fiatlux Ampleman Pyrotechnie (GFA Pyro) doit travailler sur la trame sonore des Grands Feux sur laquelle seront placés les effets pyrotechniques.
«La trame sonore, c'est de la création. Ça ne se fait pas sur commande instantanément, souligne Maude Furtado, directrice de GFA Pyro. La personne en charge de la direction artistique doit se laisser inspirer par la thématique, prendre le temps d'écouter beaucoup de musique, travailler autour du concept. La création peut prendre plusieurs dizaines d'heures par spectacle», car la musique fait partie de l'ambiance et du contexte des émotions à faire vivre.
Et cette année, le thème des feux se décline d'abord sur les quais avec les six soirées de danse. La trame sonore du feu d'artifice doit être un prolongement de l'expérience.
Puis, ce sera la création des tableaux dans le ciel. Les effets doivent créer des émotions avec un choix parmi des milliers de produits... mais en respectant le budget. «Auparavant, les créateurs devaient s'imaginer les effets un à une, continue Mme Furtado. Avec la simulation par ordinateur que nous utilisons depuis quelques années, la tâche est un peu plus facile, mais les concepteurs doivent aussi faire preuve d'imagination. Ce n'est pas la même chose un spectacle dans le ciel et sur un écran d'ordinateur.»
Chaque spectacle sera unique, poursuit-elle. Chaque fois, c'est une première fois. Et chaque fois, il faut quelques heures de préparation pour chaque minute de la prestation. On peut facilement imaginer qu'il y aura eu 200 heures d'effort de création pour chaque soirée de Grands Feux, sans compter toute la préparation technique pour créer tout le contexte générateur d'émotions pour les milliers de spectateurs.