Les biologistes de Pêches et Océans Canada voient de légers signes de recouvrement des stocks de morues dans le nord du golfe.

La morue reviendra-t-elle?

La morue a été soumise à trois moratoires depuis 1993. Le sébaste, ou «poisson rouge», a été pratiquement invisible pendant 20 ans dans les eaux du golfe Saint-Laurent. Reverra-t-on ces deux espèces de poisson de fond en abondance un jour? Les biologistes de Pêches et Océans Canada voient de légers signes de recouvrement des stocks dans le nord du golfe, mais c'est moins encourageant dans la partie sud.
Le morutier Réginald Cotton, de Rivière-au-Renard, qui est détenteur de permis de crevette, voit de plus en plus de morue. Depuis plusieurs années, il affirme que «si on ferme des sous-zones de crevette parce qu'il y a trop de prises accidentelles de morue, c'est qu'elle revient». Il croit en outre que l'ancien gouvernement conservateur a espacé l'évaluation des stocks de morue afin d'ouvrir le golfe à l'exploration pétrolière et gazière.
Jean-Paul Gagné, de l'Association québécoise de l'industrie de la pêche, croit aussi que «la morue et le sébaste s'en viennent. Ça s'annonce prometteur.»
Depuis quelques années, deux autres espèces de poisson de fond, le flétan du Groenland, aussi appelé turbot, et le flétan atlantique, un poisson massif, font de belles percées. Les débarquements de turbot ont totalité 9,6 millions $ en valeur en 2015, comparativement à 4,6 millions $ pour le flétan atlantique. Ce sont deux espèces qui génèrent aussi beaucoup de travail en usine.