Pour l'instant, le petit Jordan est toujours au repos complet en raison des brûlures sévères subies quand il a inséré la tige de métal dans la prise de 120 volts afin de relever un défi lancé par ses petits camarades du camp de jour.

La mère du garçon électrisé satisfaite de l'attitude de la direction du Patro

Le Patro de Charlesbourg a déjà remboursé à la mère du jeune Jordan Claveau-Pelletier, six ans, l'inscription de son fils qui a été blessé aux mains par une décharge électrique après avoir inséré une tige de métal dans une prise de courant extérieure. L'organisme remboursera également les frais de transport par ambulance du garçonnet.
<p>La directrice générale du Patro de Charlesbourg, Carole Pelletier, signale qu'en 40 ans de travail dans les camps de jour, jamais elle n'avait eu à faire face à pareille situation.</p>
<p>Le Patro de Charlesbourg</p>
Son fils ayant enfin quitté l'hôpital, Alexandra Pelletier s'est rendue avec lui au Patro lundi afin de rencontrer la directrice générale, Carole Pelletier (aucun lien de parenté).
La mère a avoué être sortie très satisfaite de cette rencontre. «J'ai vu qu'ils prenaient ça très au sérieux. Ils ont déjà contacté leur assureur, ils m'ont dit qu'ils prendraient les mesures nécessaires et ils ont remboursé les frais d'inscription de Jordan. Ils m'ont aussi dit qu'ils paieraient la facture de l'ambulance quand je la recevrais», a-t-elle raconté au Soleil.
Pour l'instant, le petit Jordan est toujours au repos complet en raison des brûlures sévères subies quand il a inséré la tige de métal dans la prise de 120 volts afin de relever un défi lancé par ses petits camarades du camp de jour.
«On ne sait pas encore s'il aura des séquelles. Il faut attendre trois semaines pour savoir s'il guérira ou s'il aura besoin d'une greffe de peau. Si les blessures se referment bien, il n'aura pas besoin de greffe, mais s'il y a des complications, il en faudra une», poursuit sa mère.
Aide supplémentaire
D'ailleurs, Alexandra Pelletier a indiqué que la direction du Patro s'était montrée ouverte à lui fournir une aide supplémentaire si jamais les blessures de Jordan étaient plus sévères. «Elle a été vraiment gentille, je n'ai pas du tout eu besoin de m'obstiner avec elle», commente-t-elle.
La mère attendra donc de connaître les séquelles que son fils gardera de sa mésaventure avant de décider si elle intente ou non des procédures judiciaires contre le Patro. Elle n'a pas non plus, pour l'instant, fait d'autres demandes financières à l'organisme.
Carole Pelletier parlait elle aussi lundi d'une rencontre très positive. «Elle est venue avec son petit bonhomme. Il était souriant malgré tout et il est allé dire bonjour à ses amis», indique-t-elle.
La directrice a rappelé que tous les moniteurs et membres du personnel avaient été rencontrés une première fois après l'incident et qu'ils le seraient à nouveau cette semaine. Elle a aussi confirmé avoir contacté l'assureur du Patro. «C'est dans nos façons de faire de les en informer quand un événement comme ça survient.»
D'ailleurs, Carole Pelletier signale qu'en 40 ans de travail dans les camps de jour, jamais elle n'avait eu à faire face à pareille situation. «Il y a parfois de petites blessures, des égratignures, mais jamais des blessures aussi graves.»
La prise de courant qui a causé les blessures du petit Jordan, dont le boîtier était cassé et qui n'était donc pas recouverte d'un capuchon de sécurité, a également été mise hors tension le temps de la réparer.