L'arbitre a brisé le coeur des petits Nordiques en refusant le but qui aurait créé l'égalité avec 22,5 secondes à faire au match. Ils se sont finalement inclinés 2-1 devant les 99er's de Brantford.

La «malédiction» de Côté a frappé

Alain Côté n'est plus seul. Depuis jeudi soir, les 18 joueurs et les trois entraîneurs des petits Nordiques de Québec au Tournoi pee-wee doivent vivre avec la frustration engendrée par un but refusé par un officiel à un moment-clé d'un match.
Les Petits Nordiques croyaient bien avoir créé l'égalité avec 22,5 secondes à faire à la troisième période, mais l'officiel, fort démonstratif derrière le filet, et ses deux adjoints - qu'il a pris la peine de consulter par la suite - ne partageaient pas leur avis. Résultat : les 99er's de Brantford ont vaincu les Élites de Beauce-Amiante 2-1, mettant ainsi fin au parcours des Fleurdelisés au 58e Tournoi de Québec.
De quoi rappeler le but de Côté refusé par l'arbitre Kerry Fraser lors d'une rencontre éliminatoire entre les Nordiques et le Canadien le 28 avril 1987, il y a bientôt 30 ans. Comme si la «malédiction» du numéro 19 avait frappé au Centre Vidéotron...
Après le match, l'entraîneur Pierrot Boily a bien voulu raconter au Soleil la version de l'officiel sur le jeu en question. «Il m'a dit que la rondelle n'avait en aucun moment franchi la ligne rouge», a raconté le coach des Nordiques sur un ton neutre.
Pourtant, ses jeunes protégés qui étaient sur la patinoire en fin de match disaient tous le contraire. «Les joueurs qui étaient le plus près du jeu étaient unanimes sur le fait que la rondelle avait pénétré à l'intérieur du but», a continué Boily.
Pas de doute dans l'esprit de Jacob Mathieu. «C'est plate qu'il n'y ait pas de caméra, car tout le monde aurait vu que la rondelle avait bien dépassé la ligne rouge... Et par un pied à part ça! Le joueur de Brantford s'est empressé de la sortir du but avec son gant et l'arbitre n'a rien vu», a-t-il raconté, les yeux rougis par l'émotion.
Tirs imprécis
Même si certains joueurs des Élites portaient les numéros des Tardif, Cloutier, Lafleur et Goulet, les petits Nordiques n'avaient pas le compas dans l'oeil comme leurs aînés. Ils ont gaspillé quelques chances de marquer avec des tirs qui ont raté la cible par plusieurs pieds tout au long de la rencontre. «Ça nous a coûté le match», a tranché le jeune hockeyeur originaire de Saint-Odilon.
Malgré la défaite, Boily se disait satisfait de la tenue de ses jeunes hockeyeurs. «La deuxième période nous a fait mal, mais nous avons eu l'avantage du jeu en première et en troisième sans toutefois parvenir à capitaliser sur nos chances de marquer.»
Tirant de l'arrière 1-0 après le premier engagement, les 99er's ont marqué deux buts, dont un en supériorité numérique, en un peu moins de deux minutes au début du deuxième engagement pour renverser la vapeur et prendre les devants 2-1. Hayden MacLean et Brandon Balazs ont touché la cible pour les représentants de l'Ontario. Xavier Labbé avait donné les devants aux Québécois avec seulement 11 secondes à écouler au premier engagement à la suite d'un bel effort individuel.
Pendant que Boily et ses adjoints tentaient de remonter le moral de leur troupe, Walter Gretzky, le père du légendaire 99, qui a passé la semaine à Québec, distribuait les poignées de main aux vainqueurs à la sortie d'un vestiaire beaucoup plus bruyant que celui des Beaucerons.