Alex Morissette fait partie de l'ensemble The Lost Fingers depuis les débuts du groupe.

La maîtrise de la contrebasse

Contrebassiste dans l'ensemble de jazz The Lost Fingers depuis la création du groupe en 2007, Alex Morissette considère que sa formation en musique classique et en jazz lui a permis de porter son talent à un meilleur niveau.
Diplômé en musique de l'Université Laval, il a appris à travailler divers instruments bien que la contrebasse demeure son instrument de prédilection. Mais la formation lui a surtout servi à bien comprendre les dessous de la musique, de l'instrumentation et de la rédaction de partition.
Né à Lévis en 1982, il découvre la musique à 11 ans à cause de son grand frère qui lui apprendra à jouer de la guitare. Il développe ses talents sur la basse électrique et forme un groupe de musique rock avec son frère et des amis.
C'est alors qu'il décide de s'inscrire en musique au Cégep de Sainte-Foy en musique classique où il travaille avec la contrebasse. Par la suite, il s'inscrira au programme d'éducation musicale à l'Université Laval en 2004 en même temps que dans le programme de jazz et musique populaire.
«Avec une formation musicale poussée en jazz et en classique et en faisant partie les Lost Fingers, ça m'a permis d'exploiter mes compétences au maximum. C'est un style musical assez exigeant au niveau musical, tant pour les partitions que pour l'exécution. Tout cela ne s'apprend pas du jour au lendemain», estime Alex Morisssette.
Lorsqu'il parle des arrangements musicaux, il précise que c'est un travail d'équipe de concert avec tous les musiciens du groupe. Au début du groupe, on se réunissait dans des locaux de l'université pour travailler les chansons et se pratiquer. «Avec les temps, il y a eu quelques changements. Un musicien arrive avec un squelette d'arrangements et chacun apporte sa couleur dans sa participation à l'arrangement final. C'est un travail d'équipe qui crée aussi l'unité du groupe», continue-t-il.
Pour lui la variété des cours en musique qui porte sur l'analyse, d'histoire, de solfège ou sur les ensembles (groupe et combo), lui ont permis d'avoir une solide formation en arrivant sur le marché du travail comme musicien. «On est vraiment bien outillé. On peut faire des partitions. On sait comment faire les enregistrements. En termes de communication avec les autres musiciens, c'est plus facile avec les autres musiciens en utilisant les vrais termes pour diriger un ensemble en pointant les bons termes», souligne Alex Morissette.
Avec tous les exercices pratiques sur le plan de l'exécution et la lecture à vue pendant les cours, il mentionne que cela permet aussi de réagir rapidement lorsqu'il faut présenter une pièce en direct sans pratique préalable. «Ça arrive lorsqu'on s'amène dans un ensemble et qu'on nous donne une partie à jouer maintenant. C'est du live et je peux m'adapter sur-le-champ à cause de ma formation générale.»
La plupart des musiciens et des chanteurs ont des bases avec d'autres instruments. Dans son cas, il touche le piano, la guitare et la batterie, ce qui lui aide sur le plan de la rythmique pour placer chacun des instruments dans un groupe.
«Ce qui était le fun à l'université, raconte Alex Morissette, c'est qu'il était possible de se dédier totalement à la pratique instrumentale. Il y avait des locaux partout. Quand on ne se laisse pas trop distraire par l'extérieur, on peut vraiment avancer dans la maîtrise de son art. Ça m'a permis de peaufiner ma technique et de développer des aptitudes avec les cours d'eutonie appliquer à la pratique instrumentale pour éviter les douleurs musculaires et les tendinites. Après avoir maitrisé les techniques classiques, je pouvais être plus libre pour l'improvisation.»
S'il avait le temps, il retournerait aux études pour développer ses connaissances en musique, conclut-il.
Dans l'ensemble The Lost Fingers, Alex Morissette partage la scène avec Valérie Amyot, Byron Mikaloff et François Rioux.