Philippe Couillard

La lutte dans Roberval sera «difficile» reconnaît le candidat Couillard

Philippe Couillard admet que la lutte pour remporter la circonscription de Roberval sera «difficile».
«Toutes les batailles de la vie sont difficiles», a lancé le chef du Parti libéral du Québec (PLQ) en marge d'une annonce sur les redevances minières dimanche matin. «Elle est difficile et j'aime ça. J'aime ça me battre», a-t-il assuré.
M. Couillard est officiellement devenu dimanche après-midi le candidat libéral dans Roberval lors d'un rassemblement militant à Dolbeau-Mistassini. Si M. Couillard est confiant, c'est parce qu'il «sait pourquoi» il se bat, dit-il. «Je me bats pour les familles, pour les jobs. J'en ai ras le bol de ces histoires de référendum et de division.»
L'opposition de Trottier
Le chef du PLQ, élu lors d'une élection partielle dans Outremont en décembre, fait face à l'actuel député péquiste Denis Trottier, en poste depuis 2007. En 2012, M. Trottier avait obtenu la faveur de 46,7 % des électeurs devant le libéral Georges Simard. Des sondages placent actuellement M. Trottier en avance devant Philippe Couillard.
«Je vais gagner. Je vais être député de Roberval», a toutefois certifié le chef du PLQ, qui souhaite prendre la route vers cette circonscription du Saguenay-Lac-Saint-Jean une fois par semaine jusqu'au scrutin du 7 avril.
Il aurait été plus «confortable» de se présenter dans une circonscription montréalaise, a reconnu M. Couillard, qui habite Saint-Félicien depuis 2008. «Mais ici, c'est chez nous et c'est chez nous que je veux défendre mes idées. Je suis tombé en amour avec la région», a-t-il dit à propos du Saguenay-Lac-Saint-Jean, qu'il a qualifié de «plus beau coin de pays au Québec».
Et sa présence sur la scène nationale en tant que chef rejaillit sur la circonscription qu'il convoite, a-t-il assuré. «Le message que j'envoie à tous les Québécois, il est aussi important pour les citoyens de Saguenay-Lac-Saint-Jean et pour ceux de la circonscription de Roberval.»
Et aux yeux de M. Couillard, ce message est clair : c'est le choix à la prochaine élection entre «l'économie et l'emploi ou se déchirer avec un autre référendum».
Lors des élections de septembre 2012, le Parti québécois a balayé la région du Saguenay-Lac-Saint-Jean en faisant élire cinq députés.
Outre Denis Trottier dans Roberval, les troupes de Pauline Marois l'ont emporté dans Jonquière (Sylvain Gaudreault), Dubuc (Jean-Marie Claveau), Chicoutimi (Stéphane Bédard) et Lac-Saint-Jean (Alexandre Cloutier).
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Des redevances pour les municipalités
Philippe Couillard, qui promet de «ressusciter» le Plan Nord s'il est élu, s'engage à remettre aux communautés locales une partie de l'argent provenant de l'exploitation minière, pétrolière et gazière. La formule et le pourcentage des redevances seront à négocier dans le prochain pacte fiscal entre Québec et les municipalités, a annoncé le chef du Parti libéral (PLQ) dimanche à Dolbeau-Mistassini. Toucher des redevances des entreprises qui exploitent le sous-sol québécois est une demande répétée des municipalités. L'utilisation des redevances sera discutée avec chaque région, a dit M. Couillard, qui promet de ne pas faire de «mur à mur».
Il a toutefois précisé que des sommes sont injectées dans des fonds pour la formation professionnelle, l'entrepreneuriat local et la promotion touristique. Un gouvernement du PLQ continuerait aussi à verser la majorité des redevances minières au Fonds des générations consacré à la réduction de la dette. Philippe Couillard a aussi annoncé dimanche qu'un gouvernement libéral soutiendra le projet minier Arianne Phosphate de Lac-à-Paul, au Lac-Saint-Jean. Selon les libéraux, ce projet de 9 milliards $ créera 2250 emplois pendant la construction, et 1000 par an par la suite.