La guerre des transports

En plein conflit des transports, en mars dernier, le président et chef de la direction d'Aéroport de Québec inc., Gaétan Gagné, déclarait : «Pour nous, c'est le passager avant tout. C'est lui qui décide de la façon dont il veut être servi.»
Sans se positionner directement pour le service Uber, il affirme que la transformation du système de transport est inévitable. «Que ce soit Uber ou un autre, au niveau de la technologie, c'est un incontournable. Dans cinq ans, ce sera des autos sans conducteur. Je suis convaincu que ça va aller plus vite que l'on pense...
«Nous, on est ouvert à tous ces moyens de transport, en autant qu'il n'y ait pas de guerre sur la place publique.» Et pourtant, l'aéroport a été le lieu d'une altercation en janvier dernier entre un chauffeur de taxi et un conducteur Uber. Jeudi dernier, le gouvernement provincial s'est entendu avec Uber pour légiférer, mais l'entente a été fortement critiquée par les chauffeurs de taxi.
«Je pense que la responsabilité sociale que les gouvernements ont, c'est qu'est-ce que tu fais avec X conducteurs ou chauffeurs de taxi qui, du jour au lendemain [...], vont perdre leur job... Qu'est-ce que tu fais pour recycler ces gens-là?»