Après les attentats, le président français François Hollande avait dénoncé «un acte de guerre», avertissant que son pays serait impitoyable» sur tous les terrains, «intérieur comme extérieur».

La France riposte en bombardant l'Etat islamique

La France a riposté dimanche aux pires attentats commis sur son sol en bombardant massivement Raqa, le fief syrien du groupe jihadiste Etat islamique (EI) qui avait revendiqué les attaques.
Au plan de l'enquête, la police recherche activement un homme soupçonné d'être impliqué dans les attaques, et poursuit ses investigations notamment en Belgique, où l'opération pourrait avoir été planifiée.
Moins de deux jours après les attentats qui ont fait 129 morts et plus de 350 blessés à Paris, des chasseurs-bombardiers français ont largué 20 bombes à Raqa, dans le nord de la Syrie, détruisant un poste de commandement et un camp d'entraînement, selon le gouvernement.
Douze appareils, dont dix chasseurs, ont été engagés simultanément à partir des Emirats arabes unis et de la Jordanie, une première depuis le début de l'engagement militaire français en Syrie en septembre.
L'opération, coordonnées avec les forces américaines, a été «planifiée sur des sites préalablement identifiés lors des missions de reconnaissance réalisées par la France», a précisé le ministère de la Défense.
Après les attentats, le président français François Hollande avait dénoncé «un acte de guerre», avertissant que son pays serait impitoyable» sur tous les terrains, «intérieur comme extérieur».