Alors que l'économie française souffre d'une perte d'activité liée aux attentats, le premier ministre, Manuel Valls, a exhorté les touristes à venir à Paris.

La France rassure les touristes

Le gouvernement français s'est employé mardi à justifier l'état d'urgence décrété en France après les attentats de novembre, appelant dans le même temps les touristes à venir à Paris, alors que des critiques montent sur une utilisation abusive de ce statut d'exception.
Une prolongation de l'état d'urgence au-delà de février? «Il ne faut pas écarter cette possibilité bien évidemment, en fonction de la menace», a répondu le premier ministre français Manuel Valls à la radio Europe 1.
La fin programmée au 26 février de l'état d'urgence a été fixée par une loi adoptée dans la foulée des attentats du 13 novembre.
Manuel Valls a reconnu mardi une restriction des libertés mais précisément «pour protéger nos libertés».
L'interdiction absolue de manifester sur la voie publique dans la région parisienne, décidée après les attentats, a pris fin dans la nuit de lundi à mardi. La police de Paris peut toutefois encore prendre des mesures d'interdiction ponctuelles comme celle, annoncée mardi, de manifester d'ici au 13 décembre autour du Bourget, lieu de la conférence COP21, et sur la célèbre avenue des Champs-Elysées.
Depuis les attentats, plus de 2000 perquisitions ont été menées dans le cadre de l'état d'urgence.
Sécurité assurée
Alors que l'économie française souffre d'une perte d'activité liée aux attentats, le premier ministre a exhorté les touristes à venir à Paris.
«Venez à Paris, les conditions de sécurité sont assurées!» a lancé le chef du gouvernement dans un message à tous ces touristes qui ont annulé ces derniers jours leur déplacement à Paris. «Consommez, c'est le moment des Fêtes, dépensez, vivez, reprenez le chemin des spectacles, du cinéma et du théâtre», a-t-il ajouté.
Hôteliers et restaurateurs, en particulier parisiens, ont constaté des baisses notables de fréquentation. Cafés et restaurants ont d'ailleurs enregistré une baisse de fréquentation d'environ 40 % dans la capitale, comparativement à la même période en 2014, selon l'Union des métiers et industries hôtelières.