James Evers est diplômé du programme Électronique programmable et robotique du Cégep Limoilou depuis 1999. Il a ensuite gravi les échelons dans l'entreprise Optel Vision.
James Evers est diplômé du programme Électronique programmable et robotique du Cégep Limoilou depuis 1999. Il a ensuite gravi les échelons dans l'entreprise Optel Vision.

La formation technique, l'autre avenue

Marie-Pier Cayer
Marie-Pier Cayer
Le Soleil
Avec 175 programmes techniques à travers la province, les cégeps répondent grandement à la demande des élèves qui désirent se préparer à entrer sur le marché du travail en tant que techniciennes et techniciens qualifiés.
Le choix est grand et partagé entre les secteurs de la biologie, de la physique, de l'administration et des arts. Bien que les formations préuniversitaires soient bien connues des finissants du secondaire, les formations professionnelles ont beaucoup à apporter. Deux anciens étudiants des cégeps Limoilou et Lévis-Lauzon incitent les étudiants à s'intéresser aux opportunités qu'elles offrent.
James Evers est diplômé du programme Électronique programmable et robotique du Cégep Limoilou depuis 1999 et a gravi les échelons dans l'entreprise Optel Vision depuis.
Cette formation professionnelle combine l'électronique et la programmation informatique. Les étudiants créent des interfaces, des périphériques d'ordinateurs et des systèmes de contrôle. Comme la majorité des parcours professionnels, la formation scolaire est de trois ans.
Bien que la description puisse être nébuleuse pour certains, James Evers la ramène à l'essentiel. «Le programme est axé sur le travail sur ordinateur et aussi sur les systèmes électroniques. On nous apprend à faire des tests, de la conception», explique l'ancien étudiant du Cégep Limoilou.
L'avantage principal de cette formation? La polyvalence qu'ils acquièrent. «On touche à plein de disciplines qu'on est susceptible de rencontrer sur le marché du travail. Mon patron est d'ailleurs toujours à la recherche de ce genre de profil.»
James Evers s'est dit indéniablement prêt à la sortie de l'école. «J'ai eu à travailler avec des ingénieurs qui avaient reçu une formation seulement théorique et je leur en apprenais sur le terrain», explique le professionnel qui s'est déjà demandé si l'université était sa voie.
En tant que technicien, son travail est très varié. «Dépendant de ta personnalité, un technicien est capable de programmer, de concevoir et de comprendre toutes sortes de circuits. Et en fonction de ton potentiel et ton cheminement, tu peux aller à plus haute échelle et devenir chargé de projet ou chargé de produit. Ça ouvre vraiment plein de portes», conclut James Evers au sujet de sa formation.
Il est à noter que le programme offre plusieurs bourses et que les étudiants ont la possibilité de participer à un séjour à l'échelle internationale. Un autre atout de taille des parcours techniques est l'alternance travail-étude. Les étudiants ont la chance d'étudier et de prendre part à des stages rémunérés.
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Parcours de rêve
L'histoire d'amour entre Maxim Maheux et la chimie date du secondaire. En effet, l'ancien étudiant du Cégep Lévis-Lauzon excellait dans cette matière.
Son choix, le diplôme d'études collégiales en chimie analytique en 1997. Mais son parcours scolaire ne s'y arrête pas. 
Après avoir travaillé à temps partiel pendant six ans pour Transbiotech, il a décidé de poursuivre sa route jusque sur les bancs de l'Université Laval. «Le chimiste en chef prenait sa retraite alors je me suis entendu avec mon patron pour reprendre le laboratoire en finissant mon bac», explique le chimiste. Deux ans plus tard, il en ressort diplômé en chimie. 
En 2008, il est alors responsable du laboratoire, mais il est aussi allé chercher une maîtrise en biochimie analytique. «J'avais la formation chimiste, mais je voulais le côté biochimie et pharmacologie et être capable de faire le pont au laboratoire», affirme Maxim Maheux.
Selon lui, l'avantage d'avoir pu faire la technique est de pouvoir travailler dès la fin des cours et de toucher au concret. Pourtant, il accorde de l'importance à sa formation universitaire. 
«Je sais c'est quoi la différence des deux. J'ai, d'une part, le côté manuel qui m'accroche beaucoup, mais aussi un besoin d'avoir plus, d'être capable de signer mes propres rapports, de développer des méthodes plus poussées, en plus d'être membre de l'Ordre des chimistes. Le timing était bon», complète-t-il. 
Les anciens étudiants sont unanimes, la formation technique apporte un sens pratique et manuel indissociable de la théorie, aussi abordée dans les techniques professionnelles.