Quand elle n'était pas occupée aux claviers ou à la guitare, Lights s'est imposée comme une véritable petite dynamo sur la scène de l'Impérial.

La dynamo de Lights

Elle ne porte pas trop mal son nom d'artiste, Valérie Anne Poxleitner. L'Ontarienne qui fait carrière sous le pseudonyme de Lights a rallié jeudi une foule fervente - et bien en voix - au théâtre Impérial. La chanteuse a répondu aux acclamations à grands coups de refrains pop, livrant une prestation sautillante et, avouons-le, plutôt lumineuse.
À entendre la quantité de décibels qui a jailli de la foule lorsqu'elle a mis le pied sur scène, elle était attendue, la demoiselle. Des admirateurs avaient pris le temps de lui confectionner des pancartes, d'autres ont judicieusement attendu la pause dans une chanson pour scander leur amour.
Quand elle n'était pas occupée aux claviers ou à la guitare, la chanteuse s'est imposée comme une véritable petite dynamo sur la scène de l'Impérial. Une énergie contagieuse, surtout pour des festivaliers qui entrent dans le dernier droit de leur marathon de spectacles. Si elle ne tenait pas en place, la chanteuse a néanmoins livré une performance vocale solide à ses fans.
Celle qui a été sacrée découverte de l'année 2009 aux Prix Juno a visiblement travaillé l'art de connecter avec ses admirateurs. Elle n'a pas manqué de serrer des mains ou d'attacher à son pied de micro le drapeau fleurdelisé remis par un spectateur. Le parterre aurait mangé dans sa main... Et lui a obéi au doigt et à l'oeil. Quand elle a réclamé des choeurs pendant Drive My Soul, la réponse a été franche et immédiate!
Le Couleur
En début de soirée, la formation Le Couleur a investi l'Impérial avec son électro-pop à la fois un peu bonbon et pas trop loin de racines disco qu'elle ne renie aucunement. La dynamique  chanteuse Laurence Giroux-Do s'est démenée sur les planches. Une énergie indéniable, mais une justesse vocale pas toujours égale.
Scarlett Jane
Entre deux spectacles pop, une petite parenthèse folk s'est imposée pour attraper la première prestation au Festival d'été du duo ontarien Scarlett Jane. On n'a pas regretté ce détour au Petit Impérial. La salle intime était bondée. Et l'opération charme de Cindy Doire et d'Andrea Ramolo a atteint son but. La complicité audible sur disque - leur irrésistible mariage vocal représente la pierre d'assise du projet - s'est transposée sur scène de bien charmante façon. Dans les deux langues officielles, avec beaucoup d'humour et une indéniable authenticité.