La chef du Parti vert, Elizabeth May, affirme que ces chiffres montrent que les Canadiens considèrent le parti comme une solution de rechange valable.

La chef du Parti vert ne sait pas faire du vélo

Elizabeth May l'admet, c'est une catastrophe pour une leader d'une formation politique verte. Mais voilà, la plus écolo des députés n'a jamais enfourché de vélo de sa vie.
«Quand j'étais jeune, j'habitais une région rurale avec des petites routes et des grands camions. À cause de cela, ma mère a décidé que c'est pas une bonne idée d'avoir des bicyclettes, explique-t-elle. Et c'est pour ça que je ne peux pas, que je ne suis pas capable», laisse finalement tomber la politicienne britanno-colombienne qui aspire à un second mandat à la Chambre des communes. 
«C'est un vrai désastre que la chef du Parti vert ne soit capable d'utiliser un vélo», reconnaît Elizabeth May. Lorsqu'elle raconte l'anecdote, l'affable députée conserve son sourire, mais on sent une pointe de gêne, d'autant plus que le personnel l'accompagnant ne semblait pas être au fait de son incapacité à pédaler. 
Pour se rendre au boulot, elle prend plutôt l'autobus, mais possède une voiture. «Pendant 32 ans, je n'en ai pas eu. Mais après être devenue chef, j'en ai acheté une, mais c'est une hybride, une Prius», précise Mme May. Elle assure par ailleurs toujours composter et mener une campagne «carbone neutre».