La CAQ songe à la privatisation de la SAQ

Le monopole de la Société des alcools du Québec (SAQ) lui permet de vendre son vin à un prix qui n'a «pas de bon sens», estime le chef caquiste François Legault.
La privatisation de la société d'État n'est pas dans l'actuel programme caquiste, mais «dans un deuxième mandat, ça pourrait être quelque chose d'intéressant», a affirmé lundi M. Legault.
«Les prix sont 10, 20, 30 % plus élevés à la SAQ qu'aux États-Unis, a déploré le chef caquiste. C'est quelque chose qu'il faudra regarder. [...] Il y a un problème pour ce qui est des prix à la SAQ. Le service est bon, mais on paie beaucoup trop cher.»
Le leader de la CAQ ne voit pas en quoi la vente d'alcool s'inscrit dans la mission de base d'un gouvernement. La SAQ verse environ 1 milliard $ par année dans les coffres de l'État. «Il faut s'assurer qu'il y a de la compétition, estime M. Legault. Le privé est meilleur que le public quand il y a de la compétition. [...] On n'est pas obligés de privatiser pour bien gérer. Mais dans le cas de la SAQ, ce serait possible de créer de la compétition. Ça n'a pas de bon sens qu'on paie si cher nos vins au Québec.»
La SAQ est toutefois la seule entreprise d'État que M. Legault songerait à privatiser s'il décrochait le poste de premier ministre.