Mikaël Kingsbury surfe sur une séquence de sept victoires et de neuf podiums. De plus, le bosseur québécois vient de remporter son sixième globe de cristal consécutif.

Kingsbury vise deux victoires aux Mondiaux

À tout seigneur, tout honneur. Au cours d'une conférence téléphonique à laquelle participaient les meilleurs bosseurs canadiens, la grande majorité des questions a été posée à Mikaël Kingsbury, jeudi.
Le «roi des bosses» et ses coéquipiers ont échangé avec la presse depuis l'Espagne, où se dérouleront les Mondiaux de ski acrobatique, la semaine prochaine. Kingsbury surfe sur une séquence de sept victoires et de neuf podiums; il vient de remporter son sixième globe de cristal consécutif... Normal qu'il soit le grand favori - et le centre d'attention - à quelques jours du plus important rendez-vous de la saison.
«Je suis vraiment en confiance. Je me complique moins la vie que par le passé. Au lieu de penser à la victoire, je me concentre sur chaque petit détail que j'ai besoin de faire afin de rester dans le moment présent. Je ne me sens pas meilleur [qu'avant], mais je pense que je suis plus intelligent dans mes décisions», explique Kingsbury, qui voit ces Mondiaux comme «une bonne pratique pour les Jeux olympiques» en Corée, l'an prochain.
Il participera à ses quatrièmes Championnats du monde, compétition qui revient aux deux ans. En six épreuves (bosses et bosses parallèles), il a jusqu'ici remporté deux médailles d'or, trois d'argent et une de bronze. Toujours sur le podium. «J'aime la pression, j'aime ce genre de stress-là», dit Kingsbury, qui vise évidemment deux victoires en Espagne.
Marquis proche du podium
Son dauphin dans l'équipe canadienne, Philippe Marquis, n'ose pas affirmer qu'il connaît ses meilleurs moments en carrière. L'athlète de Québec a pourtant réussi trois podiums dans les sept dernières épreuves et navigue sur une série de 11 tops 10 en Coupe du monde.
«J'aime croire qu'à chaque fin de semaine, je fais du bon ski. Je suis proche du podium. J'ai tous les éléments pour compétitionner. Je vais garder un oeil sur Mikaël à l'entraînement. Peut-être que je vais pouvoir encore lui chauffer les fesses», a dit le vétéran de 27 ans, quatrième de la Coupe du monde. Lors des derniers Mondiaux, en 2015, Marquis avait remporté l'argent des bosses en parallèle, accompagné sur le podium par Kingsbury (or) et un autre Québécois, Marc-Antoine Gagnon (bronze), aussi présent en Espagne. Un grand moment pour les trois hommes.
Simon Pouliot-Cavanagh vise quant à lui un top 10. Les derniers mois ont été à la fois rassurants et décevants pour le skieur de L'Ancienne-Lorette, de retour après une campagne 2015-2016 gâchée par des ennuis au dos.
«C'est mission accomplie au niveau santé. Je n'ai pas ressenti de douleurs. Mais je n'ai pas eu tous les résultats que j'aurais aimé avoir. Le fait que je n'ai pas skié pendant toute une saison, ç'a paru. Les autres se sont améliorés. Je ne m'attendais pas à ce que le niveau monte d'un cran comme ça», a admis Pouliot-Cavanagh, quand même 10e de la Coupe du monde. Laurent Dumais sera l'autre Québécois en action pour la dernière épreuve de la saison.
Nouveau départ pour Robichaud
Du côté des femmes, Justine Dufour-Lapointe a parlé d'une campagne «mouvementée», Audrey Robichaud d'une saison «plus difficile». Les deux ont eu des problèmes avec les exigences des juges d'une compétition à l'autre.
«C'était difficile de comprendre exactement ce qu'ils voulaient», a dit Dufour-Lapointe, troisième au classement final de la Coupe du monde. Ses podiums lors des deux dernières épreuves, en Chine, ont fait grand bien à la championne olympique. «Je me sens plus d'attaque.» Ses soeurs Chloé et Maxime seront aussi sur les pistes de la station Sierra Nevada.
Robichaud espère quant à elle profiter des Mondiaux pour repartir à neuf. «Je veux adopter une attitude plus positive», a dit la native de Val-Bélair, huitième au classement après une saison sans podium.