Francoise David et Amir Khadir, de Québec solidaire

Khadir prédit plus de deux députés pour Québec solidaire

Le député sortant de Québec solidaire, Amir Khadir, estime que sa formation politique a le vent dans les voiles. Avec 10 % des intentions de vote, elle pourra faire élire plus que deux candidats à l'Assemblée nationale, prédit-il.
Combien? Le candidat de Mercier ne s'avance pas. «On travaille pour former le gouvernement le 8 avril prochain», répond-il chaque fois que la question lui est posée, assurant que son équipe est prête à assumer toutes les responsabilités du pouvoir.
Le dernier sondage CROP-Le Soleil-La Presse octroie à sa formation politique trois points de plus que le mois dernier. Il s'agit également de trois points de moins que la Coalition avenir Québec (CAQ) qui poursuit sa descente au profit du Parti libéral du Québec (PLQ) qui récolte 39 % des appuis et du Parti québécois (PQ) derrière lui avec 36 % des intentions de vote.
Selon Amir Khadir, «l'empressement» avec lequel le PQ «se tasse à droite» et «se met complètement au service de la classe d'affaires du Québec», fait en sorte que de plus en plus de Québécois cherchent une alternative progressiste et se tourne vers Québec solidaire.
Au député sortant de Rosement, Jean-François Lisée, qui l'accuse dans un billet de blogue de diviser le vote et d'aider les libéraux «faibles» à gagner des circonscriptions, M. Khadir réplique que ce dernier se sent coupable de voir son parti camper à droite. Le ministre des Relations internationales attaque «plutôt que d'assumer avec sérénité le choix du PQ», poursuit le solidaire, qui invite le ministre péquiste «à capter le sens de l'histoire plutôt que d'être obsédé par le pouvoir». Cet exercice permettrait à M. Lisée de constater que «les grands changements n'ont jamais été prédits», souligne Amir Khadir.
En après-midi, le parti a dévoilé son cadre financier dans lequel il s'engage à revenir à l'équilibre budgétaire notamment en convertissant le rôle du Fonds des générations en «Fonds de stabilisation des finances publiques» et de réduire de 1 milliard $ par année les sommes qui y sont versées.
Québec solidaire propose d'augmenter de 4 % le taux de croissance des dépenses pour développer les services publics et croit être capable de récupérer un peu plus de 9 milliards $ notamment en augmentant l'impôt des plus nantis, en payant moins cher les médicaments et en cessant «d'engloutir des sommes» dans les contrats informatiques.