POP, Magnum, Katerine

Katerine: décevant **1/2

Il a mis un moment à nous arriver, ce nouvel album de Philippe Katerine. Les plus attentifs se rappelleront peut-être que nous l'annoncions déjà à la rentrée d'automne 2013. Bon, le voilà enfin, un an plus tard. Et à l'écoute de Magnum, on se demande si cette attente en valait la peine.
La pochette annonce une ambiance de type La croisière s'amuse... même après le naufrage. Kitsch à souhait, avec une promesse de saxophone. À ce chapitre, les chansons remplissent l'engagement, assumant pleinement une facture pop, disco ou funk sensuello-mielleuse.
Mais disons qu'elles ne nous amènent pas plus loin. Pour le meilleur ou pour le pire, la signature musicale est claire, mais en fin de compte, l'album finit par manquer de relief. Artiste anticonformiste à l'univers chansonnier décalé, Katerine réussit encore à faire rigoler en chantant que sa chérie le trouve efféminé avec ses «grosses couilles» ou en nous ramenant à l'enfance des dictateurs, qui «étaient tous de très beaux bébés». Mais dans l'ensemble, on l'a déjà vu beaucoup plus inspiré.