Mardi matin, le chef libéral Justin Trudeau a dévoilé son autobus de campagne à Mississauga, dans la grande région de Toronto.

«Justin» Trudeau refuse de mordre à l'hameçon de Stephen Harper

Le chef libéral Justin Trudeau refuse de mordre à l'hameçon: si son adversaire conservateur Stephen Harper cherche à le décontenancer en employant seulement son prénom, c'est raté, a-t-il signalé.
C'est ce qu'il a suggéré mardi en marge du dévoilement de son autobus de campagne à Mississauga, dans la grande région de Toronto.
Depuis le déclenchement de la campagne électorale, le chef du Parti conservateur emploie seulement le prénom «Justin» lorsqu'il fait référence à son rival libéral.
Devant quelque 250 militants libéraux, tôt mardi matin, M. Trudeau a laissé entendre qu'il n'avait pas l'intention de se laisser déconcentrer par cette tactique.
Selon le principal intéressé, M. Harper cherche ainsi à faire oublier aux électeurs que l'économie canadienne est en difficulté et que son plan ne fonctionne pas.
Lorsqu'on lui a demandé s'il croyait que cette stratégie pourrait être mal perçue par les Canadiens, M. Harper a précisé qu'il n'utilisait pas toujours que le prénom de M. Trudeau et a expliqué cette habitude.
«De ce qu'on a pu constater, c'est la façon dont les Canadiens y réfèrent habituellement, parce que c'est la façon dont le Parti libéral lui-même le présente», a-t-il répondu.
Alors que la menace d'une récession plane sur l'économie canadienne, le chef du Parti libéral du Canada a invité les électeurs à adhérer à son plan pour le changement.
Le véritable risque pour l'économie, a réitéré Justin Trudeau, serait de réélire les conservateurs et de privilégier le statu quo.
Le meilleur plan pour stimuler la croissance économique est celui ébauché par les libéraux, qui prévoient hausser les impôts des très riches pour financer une baisse d'impôts pour la classe moyenne, a martelé M. Trudeau.
Il s'en est également pris aux néo-démocrates de Thomas Mulcair, les accusant de n'avoir aucun véritable plan économique.
Le chef libéral passera les prochaines journées dans la grande région de Toronto, où se tiendra le premier débat de la campagne électorale, jeudi.
Il n'a pas prévu d'autres activités publiques pour mardi ni mercredi.