Joseph Fiennes dit avoir été «surpris» d'avoir été choisi pour le rôle de Michael Jackson, tout en affirmant qu'il n'aurait aucun scrupule à assumer «un rôle magnifique» dans ce qu'il a présenté comme «une simple satire».

Joseph Fiennes en Michael Jackson: juste pour rire

L'acteur britannique Joseph Fiennes a défendu sa décision d'incarner prochainement le chanteur Michael Jackson dans une comédie pour la télévision, jeudi à Rome, où il présentait en avant-première son prochain film, Risen, réalisé par Kevin Reynolds.
Lors d'un entretien avec l'AFP, il a confié avoir été «surpris» d'avoir été choisi pour le rôle, tout en affirmant qu'il n'aurait aucun scrupule à assumer «un rôle magnifique» dans ce qu'il a présenté comme «une simple satire».
Joseph Fiennes, connu pour ses interprétations dans Shakespeare in Love et Elizabeth, tiendra le rôle du chanteur américain, décédé en 2009, dans une courte comédie produite par la chaîne payante britannique Sky Arts, intitulée Elizabeth, Michael et Brandon. La chaîne a imaginé «un road trip entre Michael Jackson, Elizabeth Taylor et Marlon Brando», a expliqué l'acteur de 45 ans.
Cet épisode, qui réunit ces trois monuments de la culture populaire américaine, qu'interpréteront Fiennes, Stockard Channing et Brian Cox, se déroule les jours suivants les attaques du 11 septembre 2001 à New York.
«J'ai été surpris qu'on pense à moi pour la distribution», a reconnu Joseph Fiennes.
Le fait d'avoir choisi un acteur blanc pour incarner une personnalité noire a provoqué la surprise aux États-Unis, certains reprochant aux producteurs du film de n'avoir rien appris de la polémique née de l'absence d'acteurs noirs nommés aux Oscars cette année, et ce, pour la deuxième année consécutive.
Pour Joseph Fiennes, cette polémique n'a pas lieu d'être, le film à venir étant «juste une satire d'une durée de 20 minutes».
«C'est écrit comme un sketch, sur une histoire qui peut tout aussi bien être une légende, comme elle peut être vraie», a affirmé le frère de Ralph Fiennes, qui s'est dit surtout attiré par le «défi» que représente le rôle et le côté «drôle» du scénario.