Le maire de Los Angeles, Eric Garcetti, le président du CIO, Thomas Bach, et la maire de Paris, Anne Hidalgo, ont posé devant les médias main dans la main quelques minutes après l'annonce confirmant que les deux villes allaient accueillir les Jeux olympiques.

JO: Paris et Los Angeles passent le test

Paris aura les Jeux olympiques, Los Angeles aussi : les deux villes sont assurées d'organiser les JO en 2024 ou en 2028 et doivent maintenant se mettre d'accord sur l'ordre d'attribution, après la décision du comité international olympique (CIO), mardi.
La sentence est tombée à l'issue d'un vote du CIO qui a validé le processus de double attribution. Le 13 septembre à Lima, Paris et Los Angeles seront fixées sur leur sort.
Sur l'estrade peu après le vote, les différents protagonistes de ce jeu diplomatico-sportif ont affiché leur soulagement, repoussant soigneusement les questions sur 2028.
Main dans la main, Anne Hidalgo, maire de Paris, et son homologue de Los Angeles, le démocrate Eric Garcetti, sont montés à la tribune pour dire «merci» de concert, encadrant Thomas Bach, président du CIO.
Un accord «gagnant-gagnant-gagnant», qui reste à formaliser, mais qui correspond aux souhaits émis depuis le mois de mars par le patron de l'instance olympique, pour éviter de perdre «deux excellentes candidatures».
Vote unanime
Les 78 membres votants du CIO se sont prononcés à l'unanimité à main levée en faveur de cette double attribution. 
«Aujourd'hui est un grand jour pour le mouvement olympique et pour ces deux grandes villes olympiques. Nous avons posé les fondations sur lesquelles nous pouvons construire une situation gagnant, gagnant, gagnant» (pour le CIO et les deux villes), a ainsi répété 
M. Bach en adressant ses «félicitations aux deux villes».
«C'est une décision historique selon moi», a ajouté M. Garcetti. «Je sais que je suis assis ici en présence des maires des deux villes qui accueilleront les Olympiques après Tokyo (en 2020)», a-t-il ajouté.
«J'ai conscience de vivre avec vous un moment historique avec cette décision qui permet désormais une double attribution et recherche trois gagnants», a déclaré Mme Hidalgo.
«J'ai longtemps réfléchi avant d'engager ma vile dans cette nouvelle candidature», a ajouté la maire de Paris, remerciant le président du CIO qu'elle a qualifié de «visionnaire».
Un accord
«Je m'engage à mettre toute mon énergie pour aboutir à cet accord pour que Paris puisse renouer avec cette belle aventure olympique qu'elle attend depuis 100 ans», a encore déclaré l'édile parisienne. 
Il reste désormais au CIO et aux deux villes à trouver un accord «tripartite» pour décider de l'ordre d'attribution des Jeux-2024 et 2028. 
«On voit mal comment un tel accord ne pourrait pas être trouvé», a commenté un membre de la commission exécutive du CIO qui, interrogé pour savoir si Paris était favori pour 2024 et Los Angeles pour 2028, a acquiescé d'un signe de tête.
Si aucun accord n'est trouvé, ce qui semble très peu probable, le CIO reviendra à un vote «normal pour attribuer les JO-2024», et uniquement 2024 donc, a précisé M. Bach.
Avant le vote, Paris et Los Angeles ont passé leur «grand oral» pour présenter leur candidature pour les JO-2024 devant les membres du CIO.
Les Français étaient accompagnés d'Emmanuel Macron, véritable attraction médiatique de cette journée sur les bords du Lac Léman.
Son homologue américain Donald Trump n'a pas fait le déplacement. Il s'est contenté d'un tweet à l'issue des présentations, où ne figure aucune allusion à 2024 : «[Nous] travaillons dur pour obtenir les Olympiques pour les États-Unis. À suivre!»
Les deux hommes se retrouveront en France vendredi, à l'occasion de la fête nationale française du 14 juillet, où Donald Trump est l'invité du président français.
Calgary aura plus de temps pour réfléchir
Calgary a plus de temps pour réfléchir à une possible candidature aux Jeux olympiques et paralympiques d'hiver de 2026, puisque le Comité international olympique a effectué quelques changements à son échéancier. 
Le CIO a annoncé mardi que la «phase d'invitation», qui débutait en septembre pour les offres en vue de 2026, sera étendue à un an pour permettre aux «villes d'avoir plus de temps et pour leur permettre de recevoir plus d'aide afin de développer leurs propositions.» 
«Le processus de candidature mis en place, qui fonctionnait si bien dans le passé, est devenu trop dispendieux et trop onéreux pour la nouvelle réalité politique, a expliqué le président du Comité, Thomas Bach. Nous en demandions trop et trop rapidement aux villes.» 
Le groupe explorant l'idée d'une candidature à Calgary, le Calgary Bid Exploration Committee (CBEC), a rapporté au conseil municipal le mois dernier que la facture s'élèverait à 4,6 milliards $ si la ville souhaitait accueillir les Jeux d'hiver de 2026. Le CBEC a dit que les revenus couvriraient près de la moitié des coûts, mais que la ville aurait quand même besoin de débourser 2,4 milliards $ de plus.  La Presse canadienne