«Moi, ce qui me renverse, c'est que ce petit gars-là a utilisé le meurtre de mon fils, et la peine qui s'en est suivie, pour se remettre dans le droit chemin», déplore Marc Duquet.

Jonathan Dulac en semi-liberté: le père de la victime consterné

«Il n'y en a pas de justice.»
Le père de Keven Duquet-Ouellette, Marc Duquet, ne comprend pas que la Commission des libérations conditionnelles du Canada (CLCC) ait pu remettre le tueur de son fils en semi-liberté, après qu'il eut seulement purgé un peu plus de deux ans et demi de sa peine de neuf ans de pénitencier.
«La fête de mon fils approche, et quand j'apprends des affaires comme ça, c'est certain qu'on retourne gratter dans des vieilles blessures, a expliqué M. Duquet, lors d'un entretien avec Le Soleil. On se retrouve encore là-dedans et c'est sûr que ça fait mal.»
M. Duquet croit que la Commission lance un très mauvais message à la société, en permettant à Jonathan Dulac de continuer sa vie à l'extérieur des murs d'un pénitencier, si tôt dans sa peine. Il rappelle que son fils est mort de cette agression et qu'il ne le reverra jamais. Sa peine, à lui, en est une à vie.
«Moi, ce qui me renverse, c'est que ce petit gars-là a utilisé le meurtre de mon fils, et la peine qui s'en est suivie, pour se remettre dans le droit chemin, a-t-il ajouté. Avant que ça arrive, sa vie allait tout croche et rien ne fonctionnait pour lui. Depuis que mon fils est mort, il a terminé ses études et remis de l'ordre dans sa vie. Ça prenait le décès de mon garçon pour qu'il comprenne que sa vie allait mal? Encore une fois, on abandonne les victimes au détriment des criminels.»