L'ancien joueur des Nordiques Jimmy Mann est l'entraîneur-chef des Cataractes de Shawinigan dans la classe AA-Élites. Il a vu son équipe perdre 6-3, hier, face aux Seigneurs de Milles-Îles.

Jimmy Mann se souvient des beaux moments au Colisée

Jimmy Mann n'avait pas mis les pieds au Colisée Pepsi depuis bien des années lorsqu'il s'y est présenté, mercredi matin. Et au lieu de remarquer que l'édifice n'avait pas beaucoup changé depuis son dernier passage, il s'est plutôt remémoré les beaux moments vécus lors de ses années junior et lors de son séjour avec les Nordiques.
«Il y a tellement de souvenirs qui me sont venus en tête lorsque je suis arrivé au Colisée Pepsi», a indiqué l'ex-hockeyeur, qui est entraîneur avec les Cataractes de Shawinigan au 55e Tournoi pee-wee. «J'ai adoré jouer ici. Pour moi, le Colisée, c'est un aréna tout aussi spécial que l'étaient le Forum et tous les autres vieux amphithéâtres de la Ligue nationale.
«Il y a de l'histoire ici et on la sent», ajoute Mann, aujourd'hui âgé de 54 ans. «C'est certain que les nouveaux arénas sont beaux et qu'ils sont grands, mais on n'y retrouve pas la même atmosphère. Quand je jouais au Colisée ou au Forum, je capotais.»
Difficile pour l'ex-homme fort d'identifier son plus beau moment dans l'amphithéâtre québécois, lui qui y a fait ses débuts en 1972 en défendant les couleurs de Verdun au Tournoi pee-wee. Par la suite, il a été membre du National de Laval et des Castors de Sherbrooke, dans la LHJMQ, puis des Jets de Winnipeg, des Nordiques - il a joué 100 matchs, dont 18 en séries, pour Québec entre 1983 et 1986 - et des Penguins de la LNH. Il a aussi vu son fils évoluer au Tournoi pee-wee.
«Mes beaux souvenirs ici sont nombreux, mais je vais toujours me rappeler quand, en tant que membre des Castors, j'étais venu à Québec pour défendre les couleurs des Remparts dans un match hors concours contre les Russes. Et j'avais eu beaucoup de plaisir. J'ai aussi beaucoup aimé mon séjour avec les Nordiques. Les gars étaient le fun et les amateurs, extraordinaires.»
Même s'il a mis fin à sa carrière chez les pros à l'issue de la saison 1988-1989, Mann n'a pas tourné le dos au hockey pour autant. Il a évolué plusieurs saisons pour une équipe d'anciens joueurs de la LNH. Il s'est aussi initié au travail d'entraîneur.
Coacher sans crier
«Quelque chose que j'ai toujours voulu faire une fois ma famille élevée. J'ai d'abord eu, avec Ian Trudel, des équipes de hockey estival AAA, où j'ai dirigé des gars comme Michaël Bournival [Montréal], Sean Couturier, etc. J'ai aussi coaché du junior AAA à Trois-Rivières. Et l'année dernière, j'ai dirigé avec Ian l'équipe de hockey féminin du Collège Laflèche. Malheureusement, ils ont mis fin au programme à la fin de la saison. C'est la raison pour laquelle j'ai accepté de m'occuper du programme pee-wee AAA de l'école des Estacades avec Ian.»
La plupart des parents des joueurs qu'il dirige sont bien au parfum de son passé de hockeyeur. Les jeunes, eux, ignorent souvent que leur coach a joué dans la LNH.
«Moi, je ne flashe pas avec ça. Ce n'est pas important. Ce qui l'est, c'est de donner aux jeunes les bons conseils pour qu'ils jouent bien et qu'ils progressent, et ce, sans crier. Je me suis assez fait crier après quand j'étais jeune. Je ne veux pas que les jeunes soient victimes de la même chose», a d'abord lancé Mann.
«De toute manière, ce que les jeunes voient de moi quand ils vont sur YouTube, ce sont juste des batailles», a-t-il ajouté en riant. «Et c'est pourquoi je leur dis d'aller consulter les sites sur lesquels ils peuvent voir mes statistiques dans le junior. Et toujours, ils me disent qu'ils sont surpris d'avoir vu que je pouvais compter des buts. Ça m'amuse beaucoup», a souligné Mann, auteur de deux saisons de plus de 80 points avant d'être le tout premier choix (19e au total) de l'histoire des Jets, en 1979.
Même s'il ignore ce que l'avenir lui réserve, Mann est convaincu d'une chose : il sera toujours entraîneur quelque part. Son souhait le plus cher serait de travailler aux côtés de Ian Trudel avec une formation collégiale. «Les gars sont plus vieux et il y a du contact. C'est une autre game de hockey.»
En vitesse
- Une correction importante à apporter. Contrairement à ce qui a été publié mercredi, ce sont les cols blancs de la Ville de Québec qui ont suspendu leur menace de grève pendant le Tournoi pee-wee et non les cols bleus.
- Il n'y a pas que les jeunes hockeyeurs qui ne voudraient pour rien au monde rater le tournoi. C'est aussi le cas des plus vieux. Patrice Desmidt a tenu à être derrière le banc de son équipe (Collège Français), même s'il avait subi seulement cinq jours auparavant une importante opération au dos.
- Le comité d'hébergement du tournoi pee-wee a finalement réussi à trouver toutes les familles dont il avait besoin afin d'accueillir chez elles les joueurs des équipes étrangères ne résidant pas à l'hôtel pendant la durée de l'événement. Des urgences pouvant survenir, le comité est à la recherche de nouvelles familles qui pourraient dépanner au cas où... Infos : Odette ou Yvon Pelletier (418 634-0508 ou famille@tournoipee-wee.qc.ca).