Denis Oswald a décidé de se lancer dans la course à la présidence du CIO.

Jeux olympiques: Québec alimente les discussions

Denis Oswald, ténor suisse du Comité international olympique (CIO), admet que Québec alimente les discussions pour une candidature dans le milieu sportif international.
De passage dans la capitale pour assister aux Jeux des maîtres, l'ancien médaillé olympique d'aviron n'a pas nié qu'il profite en partie de son séjour pour apprécier l'état des lieux à Québec. Il rendra d'ailleurs compte de ses observations à ses collègues du CIO, «qui [lui] poseront sans doute des questions» dès son retour.
Membre du CIO depuis 1991, le vétéran concède qu'une ouverture se dessine pour Québec. «Il y a un souhait que des villes comme Québec, qui ont déjà organisé des événements, des congrès, qui possèdent des infrastructures, se portent candidates. On sait qu'on aurait une organisation de qualité», a-t-il dit mardi.
M. Oswald a davantage un parcours avec les JO d'été, ayant participé à trois rendez-vous olympiques lorsqu'il était athlète d'aviron, notamment en 1976 à Montréal. Il a de plus agi à titre de président de la commission de coordination des Jeux de Londres en 2012, en plus d'avoir piloté la fédération d'aviron pendant plusieurs années. Ça ne l'a toutefois pas empêché de visiter Québec en 2002, année de candidature hivernale pour la ville.
Le Suisse, à l'instar de Gian-Franco Kasper, président de la Fédération internationale de ski, croit que les nouvelles règles adoptées par le CIO, en décembre, permettant à deux villes ou deux pays de s'associer, ouvrent une porte à Québec.
Il est d'avis qu'une alliance entre Québec et Lake Placid, ou toute autre ville ou état pouvant compenser les lacunes de la capitale, donnerait une candidature de qualité.
Rencontré par Le Soleil à Lausanne en 2010, M. Oswald, même avec les anciens règlements, voyait Québec dans sa soupe. «L'important, c'est de persévérer», avait-il affirmé.