«Pour 900 000 $, on va avoir 3000 athlètes avec des équipes, des familles. Ça c'est payant», a lancé Régis Labeaume en allusion aux Jeux mondiaux des maîtres 2015, annoncés cette semaine.

Jeux olympiques d'hiver: Labeaume reste de glace

La frénésie de l'ouverture des Jeux de Sotchi et de nouvelles idées sur le mode d'attribution des Jeux n'y changent rien : pour Régis Labeaume, une aventure olympique pour Québec est bel et bien sur la glace.
Trop coûteux, trop sécuritaires, trop compliqués : la démesure de Sotchi avec ses Jeux à 50 milliards $ n'a rien pour faire changer le maire de Québec d'avis. Des milliards, c'est trop, dit-il.
«Pour 900 000 $, on va avoir 3000 athlètes avec des équipes, des familles. Ça c'est payant», a lancé M. Labeaume en allusion aux Jeux mondiaux des maîtres 2015, annoncés cette semaine. Québec recevra ces jeux d'hiver (aussi appelés World Masters Games) auxquels participent des athlètes professionnels à la retraite et d'anciens athlètes olympiques. Ces participants âgés en moyenne de 50 ans se livreront bataille dans huit disciplines.
Une formule gagnante, selon le maire de Québec, qui préfère continuer à miser sur ce genre d'événement plutôt que de tenter le grand pari olympique.
«On a les Masters. Ça c'est une formule de tourisme sportif. Et on travaille sur autre chose actuellement», a-t-il annoncé jeudi, sans en dire plus.
«C'est bien plus payant que de faire un investissement astronomique pour deux semaines, a tranché M. Labeaume. Avant de mettre un seul milliard dans les Olympiques, imaginez tout ce qu'on est capable de faire et les retombées qu'on a.»
Outre les Jeux mondiaux des maîtres, Régis Labeaume cite aussi le Grand Prix cycliste, dont il négocie présentement le prolongement. «On met un million, mais on en a pour notre argent.»
Aucune candidature olympique tant que Régis Labeaume sera maire de Québec, donc? «Je ne dis jamais que la porte est fermée, parce que je dis qu'à un moment donné, ils vont être mal pris.»
«Ils», ce sont les responsables du Comité international olympique (CIO) qui, croit Régis Labeaume, finiront peut-être par se tourner vers Québec, à l'heure où de moins en moins de villes au climat hivernal pourront accueillir les JO.
La descente «plate»
Jeudi, M. Labeaume a aussi réitéré que selon lui, l'épreuve de descente masculine pourrait disparaître au profit de disciplines mieux adaptées et plus «vendeuses» pour la télévision. Ce qui pourrait alléger les Jeux et favoriser la capitale. L'absence d'une montagne assez haute pour la descente a en effet toujours miné une potentielle candidature de Québec aux Jeux d'hiver.
«Honnêtement, moi la descente, je trouve ça plate et je me dis qu'un jour la télévision va demander de changer la formule car ce n'est pas excitant», juge le maire de Québec.
Régis Labeaume n'a pas non plus semblé bien ému par un nouveau débat au sein du Comité olympique : celui de permettre à un pays plutôt qu'une ville de poser sa candidature. Il n'a pas commenté lorsque questionné sur cette perspective.