Jeannine Sévigny retrouvée morte: «Je veux pas nécessairement comprendre», dit son fils

Le souhait du fils de Jeannine Sévigny de retrouver le corps de sa mère a été exaucé, mardi, après quatre jours d'éprouvantes recherches. «Je ne veux pas nécessairement comprendre. C'est fait, c'est fait», a partagé Rémi Simoneau avec Le Soleil, toujours sous le choc après avoir identifié sa mère, retrouvée sans vie à Saint-Flavien.
«Au moins, on sait comment ça s'est passé. Au moins, on ne la cherche plus. Je vais être bon pour dormir, ça faisait quelques jours que je ne dormais pas beaucoup», a-t-il affirmé, en entrevue téléphonique.
M. Simoneau s'est dit prêt à tourner la page, lui qui redoutait de devoir attendre la fin de l'hiver pour retrouver le corps de sa mère, qui souffrait de dépression. «Ma principale crainte, c'était qu'elle passe tout l'hiver dehors, pis avant la tempête de neige, ça me stressait encore plus», dit-il en référence aux importantes précipitations de neige prévues la nuit dernière et aujourd'hui.
Rémi Simoneau n'a pas voulu s'avancer sur les raisons qui auraient poussé sa mère à se rendre à pied jusqu'au rang du Bois-de-l'Ail et à se réfugier dans une grange isolée, à un peu plus de cinq kilomètres de la résidence pour personnes retraitées où elle était en convalescence à Laurier-Station.
1001 théories
«Elle avait ses démons. Je ne sais pas, il y a 1001 personnes et 1001 théories», a d'abord laissé tomber celui qui avait participé activement aux recherches de la dame de 60 ans.
«Elle était en transition. C'est dur d'entrer dans les pensées pis de comprendre une personne qui était malade. J'ai essayé de faire ça pendant quatre jours, pis on ne réussit pas vraiment. Chacun a son hypothèse. Au moins, nous autres, on l'a trouvée, c'est ça l'important», exprime-t-il.
Rémi Simoneau n'a pas souvenir d'une discussion dans les jours précédant la disparition de sa mère pendant laquelle elle faisait part de son ennui à la résidence ou de sa volonté de retourner chez elle.
«C'était un nouvel environnement pour elle. C'était pas vraiment ces questions-là, on essayait de l'arranger et de la meubler pour la résidence. On était en train de l'installer pour essayer de vivre son nouveau rythme de vie», achève-t-il.