Jean-Philippe Le Guellec

Jean-Philippe Le Guellec a le compas dans l'oeil

Jean-Philippe Le Guellec a eu le compas dans l'oeil lors de la poursuite de 12,5 km disputée dans le cadre de la Coupe du monde de biathlon de Ruhpolding. Vingt-quatre heures après avoir raté quatre cibles lors du 20 km de samedi, il a été parfait, dimanche. Parti 52e, il a devancé 20 rivaux au classement final et terminé au 32e rang de l'épreuve.
«Je voulais me reprendre pour ma bévue de samedi au dernier tir debout, a indiqué, lors d'un échange via Skype, le biathlonien de Val-Bélair. Je voulais donc demeurer concentré et appliqué sur ce que je travaille depuis Noël. Et ç'a visiblement porté fruits! Au niveau de mon ski, mes sensations étaient meilleures comparativement à celles de l'individuel de samedi et à celles du relais de jeudi. Ça faisait du bien de me sentir un peu plus énergique sur mes planches.»
Auteur d'un chrono de 34:52 min, Le Guellec a terminé à 2:13,8 min du Norvégien Emil Hegle Svendsen, le gagnant. Le Slovène Jaokv Fak a suivi à 18 secondes du vainqueur et le Russe Evgeniy Garanichev à 21,4 s. À sa deuxième épreuve en autant de jours, le Québécois a indiqué qu'il ne s'attendait pas à se remettre aussi bien et aussi rapidement de son 20 km de samedi.
«C'était du jamais-vu pour moi d'enfiler une poursuite après un individuel, qui sont deux distances considérables dans notre sport. Je ne savais pas à quoi m'attendre comme forme à la suite de mon 20 km. Et en plus de compétitionner sur un parcours difficile, nous devions composer avec des conditions plutôt laborieuses. J'étais donc préoccupé par ma récupération.»
Le Québécois a indiqué que son résultat de dimanche mettait un baume sur de récentes performances et qu'il lui donnait une nouvelle énergie pour son dernier sprint avant les Jeux de Sotchi. «Au niveau du tir, il me reste encore pas mal de pain sur la planche. Mais je crois que je suis pas mal sur le bon chemin. »
Contrairement à ce qu'il avait prévu en début de campagne, Le Guellec ne prendra pas part à toutes les courses d'en fin de semaine prochaine disputées dans le cadre de la Coupe du monde d'Antholz-Anterselva, en Italie. «Je courrai seulement le relais. La raison, c'est que mon entraînement s'est retrouvé raccourci à Québec dû à la vague de froid intense.»