Chez Regart, une oeuvre de Pierre Girard

Internationale d'art miniature: transmettre l'émotion sur 75 cm2

Qu'ils travaillent à l'oeil nu ou devant une loupe d'esthéticienne, les artistes qui créent des miniatures font face à un défi de taille : transmettre la même émotion que dans une oeuvre de grand format.
<p>À la Galerie Louise-Carrier, le <i>Steampunk City</i> d'Hélène Plante</p>
<p>Au Presbytère Saint-Nicolas, <i>Le massif hurlant</i>, de Lyne Lafontaine. </p>
La huitième Internationale d'art miniature (IAM) anime Lévis cet été alors que quatre galeries présentent, jusqu'au 6 septembre, des oeuvres dont les dimensions ne dépassent pas 75 centimètres carrés.
La Galerie Louise-Carrier, avenue Wolfe, et le Presbytère Saint-Nicolas, rue des Pionniers, proposent le volet concours, qui regroupe 331 oeuvres réalisées par 174 créateurs professionnels provenant, notamment, du Canada, de la France, de l'Afrique du Sud et de l'Égypte.
Claude Vallières, coordonnateur aux arts visuels à la Galerie Louise-Carrier, nous invite à scruter à la loupe l'oeuvre de Diane Kremmer intitulée Whispers in the Wood. Les détails y sont spectaculaires et on s'émerveille devant tout ce que l'artiste de la Colombie-Britannique a réussi à insérer dans sa toile : animaux, plantes, champignons...
Originaire de la Russie et vivant maintenant à Québec, Irina Kouznetsova est issue de l'art miniature russe. Elle peint à l'oeil nu des oeuvres hyper-réalistes. Claude Vallières raconte qu'Irina gagnait bien sa vie en Russie, alors que son mari, professeur d'université, arrivait mal à joindre les deux bouts. À Québec, leurs situations respectives se sont inversées. 
Émail sur cuivre, estampe, broderie, reliure, sculpture, verre, textile, pierre, aquarelle, huile, encre, bois : la miniature se décline en une infinité de matériaux et de techniques. Et les styles sont aussi variés que dans le grand format.
village bucolique
Si vous ne connaissez pas le Presbytère Saint-Nicolas, c'est le temps de faire une balade jusqu'au centre de ce village bucolique. Plus de 2000 visiteurs y auraient admiré les miniatures depuis le début de l'été. Il y en a de très impressionnantes. 
Le Leopard du Californien Akiko Watanabe séduit par son infinie précision. Le chant du signe, de la Sherbrookoise Carole Lafontaine, est d'une troublante violence, avec cet enfant accroupi derrière des barbelés. Yvonne Barreau-Fein, de Brossard, a bricolé un hérisson avec du feutre, du fil et de la fourrure en respectant le format maximum de 560 centimètres cubes.
La Galerie d'art des Deux-Ponts, rue des Rivières (dans le secteur Saint-Nicolas), présente une exposition de livres d'artistes miniatures sur le thème de l'arbre. La photo, la calligraphie et le collage sont à l'honneur dans cette exposition où les artistes se révèlent dans toute leur intimité.
Quant au Centre d'artistes en art actuel Regart, rue Saint-Laurent, il propose quelques oeuvres créées par ses membres.
Les visiteurs pourront choisir de participer à un rallye en se rendant aux quatre galeries de l'IAM. Ils courront la chance de gagner une miniature de l'artiste bulgare Galina Pavlova.
En 2013, l'Internationale avait attiré 6000 personnes qui s'étaient penchées sur ces sculptures, ces peintures et ces oeuvres de métiers d'art dont le format ne dépasse pas 75 centimètres carrés pour une oeuvre bidimensionnelle et 560 centimètres cubes pour une oeuvre tridimensionnelle. 
Information : www.artmini.com