Immigrants et réfugiés célèbrent l'hiver au Carnaval

Arriver dans un nouveau pays pour les immigrants et les réfugiés est déjà tout un défi, imaginez quand on y ajoute l'hiver! Histoire de faire aimer la saison froide, Motivaction jeunesse a tenu mercredi le premier Mondial des neiges auquel ont participé quelque 825 nouveaux arrivants de 40 nationalités différentes.
«Pour aimer, l'hiver, la seule façon, c'est de bouger», a lancé le maire de Québec, Régis Labeaume, qui a participé à cette journée de Motivaction Jeunesse.
Le directeur de l'organisme, Luc Richer, s'est réjoui de voir autant de jeunes réunis en cette journée à la température particulièrement clémente.
«Entrer dans un nouveau pays, avec peu de repères, c'est déjà un défi énorme. On arrive en plus dans un tout autre climat, la neige, ça prend toute sorte de nouvelles habitudes. Oui, c'est un défi important pour ces gens et nous, on est là pour les accompagner dans le plaisir. On veut leur montrer que l'hiver c'est beau», a dit M. Richer, emballé par son expérience. «Je me sens très à l'aise de faire ce travail parce que je suis un maniaque de l'hiver.»
Il s'agissait d'une première collaboration avec le Carnaval de Québec qui a ouvert son site des Plaines plus tôt mercredi matin spécialement pour ces jeunes dont plusieurs sont originaires du Népal, du Bhoutan, de Syrie et de divers pays d'Afrique. Tous étudient présentement en francisation.
«Certains sont ici depuis plus longtemps, d'autres en sont à leur premier hiver», expliqué M. Richer dont l'organisme à but non lucratif veut favoriser l'intégration par l'activité physique. 
Bonhomme Carnaval est venu rencontrer ces jeunes et leurs proches qui, tout au long de la journée, ont eu droit aux activités du site, à la grande roue, à un rallye photo et à un spectacle de musique.
Une centaine de Syriens arrivés
Entouré de jeunes immigrants avec qui il a multiplié les poignées de main et les égoportraits, le maire Régis Labeaume en a profité pour dresser un bilan positif de l'accueil de réfugiés syriens dans la capitale. Une centaine sont arrivés à Québec depuis l'automne, soit 26 familles. «Déjà 24 familles ont leur appartement dans le privé. Ailleurs au pays ils ont beaucoup de problèmes de logements. Honnêtement, ça marche très bien. C'est le Centre multiethnique qui fait un travail extraordinaire. Notre affaire fonctionne.»
Questionné sur la possibilité tant le maire que la conseillère responsable du dossier, Chantal Gilbert, ont dit ne pas avoir d'indice en ce sens.  «On ne sait pas ce qui se passe», a lancé M. Labeaume, qui a rencontré la semaine dernière le ministre de l'Immigration, des Réfugiés et de la Citoyenneté, John McCallum, au Caucus des grandes villes à Ottawa. «Ils les prennent quand ils arrivent, c'est dur de prévoir, même pour le gouvernement fédéral, de toute évidence.»