IMAX des Galeries de la Capitale prévoit un important investissement pour se doter, en 2014, de projecteurs laser.

IMAX ne craint pas la venue de Cineplex aux Galeries de la Capitale

Le cinéma IMAX ne craint pas l'arrivée prochaine de 10 nouvelles salles de Cineplex aux Galeries de la Capitale. Au contraire. Non seulement les produits offerts sont différents, mais la présence d'un nouveau complexe pourra créer un «buzz» bénéfique à tous, croit le directeur général d'IMAX, Charles Auger.
«IMAX, c'est différent en termes d'expérience de cinéma. Il n'y a aucune guerre avec Cineplex et IMAX, il n'y a pas de mésentente», tranche M. Auger. Il souligne que Cineplex est aussi propriétaire d'une quinzaine de cinémas IMAX au pays.
«On fait partie de la même industrie. Si le cinéma va bien à Québec, Cineplex va bien, moi je vais bien. On est dans le même bain», illustre-t-il, estimant qu'il se créera ainsi une «masse critique» du divertissement dans le secteur Lebourgneuf. «Il y a un gros développement. Ça crée un buzz autour du coin.»
Mardi, Le Soleil révélait que la demande d'un permis de construction pour un nouveau Cineplex sur le terrain des Galeries de la Capitale est imminente.
Contexte favorable
Il faut dire que l'implantation du géant torontois dans sa cour arrive dans un contexte où les affaires sont bonnes pour IMAX. «Notre principal concurrent, c'est notre nombre de sièges», illustre M. Auger en mentionnant que Le hobbit a affiché complet pendant toute la période des Fêtes.
Et IMAX des Galeries prévoit un important investissement pour se doter, en 2014, de projecteurs laser. Il s'agit de la fine pointe dans le domaine, a révélé M. Auger sans toutefois en dire plus pour l'instant.
S'il ne craint pas la potentielle concurrence de Cineplex, c'est aussi parce que la programmation d'IMAX ne répond pas aux mêmes besoins que des salles traditionnelles. «Ils vont passer 150 films dans une année. Nous, on va en jouer une dizaine», explique M. Auger en rappelant qu'une infime minorité des productions hollywoodiennes sont adaptées au format IMAX. «C'est à peu près huit films qu'on va se challenger», évalue-t-il.
Et le consommateur continuera à payer un peu plus pour aller voir en IMAX un film qui mérite ce traitement spécial, plaide M. Auger. «Argo, c'est un super bon film, mais ils ne feront pas ça en IMAX», illustre-t-il. «IMAX, ce sont les films les plus spectaculaires. Avec un facteur "wow" sur le plan sonore et visuel.»