On trouve aussi des artistes sur les îles, comme celui-ci qui sculpte un buste de femme... à la scie mécanique.

Îles Galápagos : les «autres» habitants

On parle rarement d'eux, et pourtant c'est bien là qu'ils vivent. On connaît bien les animaux qui peuplent ces îles, mais que sait-on des «autres» habitants des Galápagos? Ces gens qui y pêchent, qui y travaillent et qui vous y accueillent? C'est sur eux que nos trois voyageurs ont pointé leur caméra pour leur dernière semaine dans l'Équateur.
Au moment où vous lirez ces lignes, Maxime Jean, Grégoire Valcour et Reynald Abbad auront retrouvé leurs familles. Ils ne ramènent pas que des images de leur voyage. Ils se sont aussi fait des amis, que leur film nous fera connaître.
Pas évident de tourner un film aux Galápagos, après que les grands réseaux y sont allés, en 2009, pour commémorer la naissance de Darwin et la publication de L'origine des espèces. Mais les Québécois avaient un autre projet en tête : raconter la vie de ceux et celles qui habitent ces îles, aujourd'hui.
«L'équipe de la BBC est restée ici deux ans, raconte Maxime Jean. Plusieurs, ici, ont travaillé pour elle, mais quand on leur explique qu'on veut faire un film sur les gens qui habitent ici, leur histoire, sur les touristes, les artistes locaux, les visages s'illuminent.»
Maxime est allé plusieurs fois dans l'Himalaya, et selon lui, les Galápagos vivent une situation similaire. «Il y a une société, une culture propre aux Galápagos. On veut montrer comment le tourisme change leur vie, leur offre des possibilités qui n'existaient pas avant. Ça me rappelle le Népal, où aujourd'hui, beaucoup de gens vivent du tourisme grâce aux randonneurs et aux grimpeurs.»
Au Népal, a-t-il observé, on vend beaucoup d'artisanat qui vient de la Chine, mais aux Galápagos il a pu voir les artistes locaux à l'oeuvre, surtout pendant cette dernière semaine, où l'archipel était en plein Carnaval. Compétition de sculptures, de châteaux de sable, course de nage en plein océan, musique jusqu'aux petites heures et défilé militaire, nos cinéastes ont été plongés dans un véritable bain de culture. Et cela leur a fait prendre conscience qu'ils ont noué, pendant ces quatre semaines, des liens d'amitié avec ces insulaires.
«On nous a laissé filmer le lever cérémonial du drapeau et la descente en fin de journée par les militaires de la base navale de Santa Cruz. En faisant des trucs comme ça, on est devenu amis avec tout le monde. Les militaires nous reconnaissaient et nous laissaient circuler sur la base sans problème.»
«On s'est fait plein d'amis, à Isabella, à San Cristóbal et ici [sur Santa Cruz]. On a invité notre capitaine à souper deux fois, on est aussi devenus amis avec le propriétaire de notre hôtel sur Isabella.»
Pendant le Carnaval, l'équipe a filmé une compétition de nage de 6 km en pleine mer, avec les organisateurs. «On nous a ensuite invités pour la cérémonie des trophées, on nous a offert à manger. On nous ouvrait toutes les portes.»
Cela dit, ils ne sont pas fâchés de revenir à la maison. Ils devaient prendre l'avion vendredi pour Quito et hier pour Montréal.
«On est tous un peu fatigué, car on n'a pas arrêté beaucoup depuis le début. J'ai promis à ma femme que dès que je débarquais à Montréal, je louais une voiture pour rentrer aussitôt à Québec.»
Maxime Jean ne se tournera pas les pouces très longtemps. Il doit donner huit conférences et 45 heures de cours au Collège Mérici, avant de repartir, le 19 mars, comme guide pour le Népal.
Le film sur les Galápagos doit paraître en 2011. Pour en savoir davantage ou s'inscrire sur la liste de diffusion, vous pouvez consulter le www.maximejean.com.